“Je respecte les droits de l’Homme”: Theo Francken ne fera pas machine arrière avec le Soudan

“Je respecte les droits de l’Homme”: Theo Francken ne fera pas machine arrière avec le Soudan

Invité sur la VRT vendredi soir, Theo Francken persiste et signe. Oui, il va continuer à collaborer avec le Soudan pour renvoyer des migrants arrêtés au parc Maximilien de Bruxelles. Malgré le fait que le régime d’Omar el-Béchir soit très loin d’être démocratique…

“Je respecte les droits de l’Homme, je n’ai jamais été condamné pour non respect des droits de l’Homme”: c’est ce qu’a affirmé Theo Francken vendredi soir dans l’émission Terzake sur la VRT. Invité à débattre face à lui, Kristof Calvo, le chef de groupe Ecolo-Groen, a pris soin de glisser: qu’Omar el-Béchir, le président soudanais, ne respecte pas vraiment les droits de l’homme, puisqu’il est visé par un mandat d’arrêt international à ce sujet.

Pas d’excuse pour le terme “nettoyé”

Et c’est bien là tout le problème dans la collaboration entre le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration et le Soudan pour renvoyer plusieurs migrants arrêtés à Bruxelles. Mais cela ne semble pas déranger Francken, qui ne voit pas en quoi collaborer avec un gouvernement étranger dans ce genre de dossier comme cela a déjà été le cas par le passé pose problème.

“On peut estimer que d’un point de vue éthique et moral, cela va trop loin, je peux l’entendre mais cela ne l’était visiblement pas quand il s’agissait de la Russie”, a notamment lancé Theo Francken durant l’émission, faisant allusion à une collaboration de la majorité fédérale (dont les Verts faisaient partie) avec la Russie entre 1999 et 2003. La Russie, pas exempte de tout reproche sur le plan des droits de l’Homme a souligné Francken…

Le représentant de la N-VA n’a de toute façon pas l’intention de faire machine arrière dans ce dossier. “Des laissez-passer ont été délivrés pour un groupe expulsable vers le Soudan”, a-t-il confirmé, avouant toutefois que les migrants concernés pouvaient toujours faire appel de cette décision: “Si le juge décide qu’on ne peut pas expulser, cela ne se passera pas”. Francken a également refusé au passage de s’excuser d’avoir employé le terme “nettoyé” en évoquant les migrants du parc Maximilien: “Il s’agissait de nettoyer le problème, pas les migrants”.

Un drapeau nazi pour Francken et Jambon

Par contre, il continue de réclamer des excuses suite à la publication d’un montage le représentant en nazi de la part d’Ecolo J. “Ils ne veulent pas s’excuser. Pour moi, Ecolo J ne veut pas s’excuser. Pour moi, ils devraient aller Auschwitz et Birkenau pendant un mois”, a-t-il lancé, affirmant qu’il irait au bout dans sa démarche en justice s’il n’y avait pas d’excuses.

Un peu plus tôt dans la soirée, Francken a d’ailleurs été accueilli à l’hôtel Hilton du centre de Bruxelles, où il devait tenir une conférence avec Jan Jambon, par un drapeau nazi avec le cigle de la N-VA en plein milieu (voir tweet ci-contre). Si le drapeau a rapidement disparu, sa photo a fait le tour des réseaux sociaux.

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