Incroyable: la police n’a pas pu surveiller les frères Abdeslam en 2015 car elle n’en avait pas les moyens

Incroyable: la police n’a pas pu surveiller les frères Abdeslam en 2015 car elle n’en avait pas les moyens

La police belge savait que les frères Abdeslam voulaient se rendre en Syrie en 2015. Ils ont donc été convoqués mais sont repartis libres et surtout sans surveillance: si leur dossier était marqué comme “urgent”, la police manquait de moyens pour s’en occuper. Le dossier a du coup été classé sans suite quelques mois avant les attentats de Paris…

Le second rapport intermédiaire concernant l’enquête en Belgique sur les frères Abdeslam est accablant. Le Comité P. pointe plusieurs manquements dans ce dossier de la part de notre police. Selon ce rapport, les deux frères ont été laissés sans surveillance car la police n’avait pas assez de moyens pour s’en occuper. On parle ici de moyens humains: en clair, le manque d’effectifs au sein de la police a conduit à cette situation.

Leurs GSM et leurs mails auraient dû être surveillés

Pourtant, la police était consciente du danger que pouvait représenter les frères Salah et Brahim Abdeslam. Ils ont tous les deux été auditionnés début 2015 car ils étaient soupçonnés de vouloir se rendre en Syrie. Après cette audition, le parquet a demandé à la police fédérale de surveiller leurs GSM et leurs mails. Mais cette surveillance n’a jamais pu être mise en place: le dossier a été classé «rouge», c’est-à-dire qu’il était urgent, mais que la police n’avait pas assez d’effectif pour mettre quelqu’un dessus.

Résultat? Le dossier a été classé sans suite en avril 2015. Sept mois plus tard, Brahim Abdeslam se faisait sauter dans un café à Paris et son frère Salah devenait l’ennemi public numéro 1. Ces attentats auraient-ils pu être évités si la surveillance demandée avait pu être mise en place? La question mérite d’être posée.

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