Google va devoir répondre de ses actes devant 50 états et districts américains

WASHINGTON, DC - 09 septembre: Le procureur général de l'Indiana, Curtis Hill, s'exprimant devant le procureur général de Washington, Karl Racine (à gauche) et le procureur général du Texas, Ken Paxton (à droite), lors d'une conférence de presse devant la Cour suprême des États-Unis le 9 septembre 2019 à Washington, DC. Cinquante procureurs généraux se réunissent pour enquêter sur les violations possibles des lois antitrust par Google. (Photo by Alex Wong/Getty Images)

Google est au centre d’une investigation antitrust lancée hier par 50 états et districts américains. Une gigantesque enquête s’annonce, sans savoir si elle durera 10 mois ou 10 ans.

Les GAFA sont au centre de toutes les attentions. Après Facebook, Amazon et Apple, c’est au tour de Google de faire l’objet d’une investigation sur ses pratiques publicitaires. Ce sont cinquante procureurs américains qui ont déclaré leur guerre à Google.

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Avec une mise en scène soignée, alignés sur les marches de la Cour Suprême et menés par Ken Paxton, procureur général du Texas, ils ont ainsi déclaré qu’il n’y avait rien de mal pour une entreprise de devenir grande et puissante, comme le rapporte le New York Times. Mais “nous avons vu des preuves que les pratiques entrepreuneriales de Google ont sous-estimé le choix du consommateur, étouffé l’innovation, violé la vie privée des utilisateurs et mis Google au contrôle du flux et de la dissémination de l’information en ligne.”

Que serions nous sans Google? Mails, recherche, divertissement, téléphones… Rien ne lui échappe: “Le contrôle de Google sur presque chacun des aspects de nos vies a placé l’entreprise au centre de notre économie digitale. Mais pas besoin d’un moteur de recherche pour comprendre que le pouvoir incontrôlé ne devrait pas éclipser le droit des consommateurs”, a rajouté Letitia Jones, procureure générale de New York dans des propos rapportés par TechCrunch.

Seuls l’Alabama et la Californie ne se sont pas joints à l’investigation, qui pourrait durer des années. Les enquêtes antitrust se réalisent sur le long terme (antitrust signifiant contraire à la constitution). La question de base est pourtant simple: dans une logique de presque-monopole, Google abuse-t-il de son pouvoir?

Google a déclaré être apte à coopérer avec les procureurs généraux. Il faut dire qu’après 9 milliards d’amendes étalés sur 3 ans, c’est tout dans leur intérêt d’agir de la sorte.

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