Fortis a aidé des milliers de ses riches clients à s’évader dans des paradis fiscaux

Fortis a aidé des milliers de ses riches clients à s’évader dans des paradis fiscaux

Chez Fortis, de riches clients ont eu droit à un offre toute particulière: ouvrir un compte au nom d’une société offshore située dans un coin de paradis (fiscal) comme les Seychelles ou Niue. Fortis a ainsi aidé des milliers de clients à s’arranger de leurs impôts pendant une vingtaine d’années. C’est ce qui ressort des Panama Papers.

C’est Fortis Intertrust qui gérait le système, qui a tourné jusqu’à ce que, en 2008, Fortis chute. Et Intertrust a confirmé la nouvelle, dit le Tijd, et aussi assuré que ces manoeuvres avaient cessé: “Après notre séparation d’avec Fortis en 2009, nous avons consciemment montré la porte à 98% de ces clients Fortis – pour qui nous devions gérer ces structures offshore. Cela ne s’alignait plus avec les normes élevées que nous voulions défendre.” En 2008, des milliards d’euros d’impôts et une garantie d’état avaient été nécessaires pour secourir Fortis.

Pas la seule

Fortis rejoint un petit florilège de banques belges éclaboussées par le scandale Panama Papers: Dexia a été très tôt pointée du doigt, pour sa filiale luxembourgeoise Experta et ses 1.600 offshores. La banque Degroof a aussi détenu une filiale qui mettait en place des sociétés écran aux Seychelles entre autres. Degroof Petercam a insisté dans une réaction que sa politique générale a été de fournir des avis et des conseils conformément aux lois locales, européennes et internationales.

Sources: De Tijd, Le Soir

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