Faute de banquise digne de ce nom, des milliers de bébés manchots meurent en Antarctique

Faute de banquise digne de ce nom, des milliers de bébés manchots meurent en Antarctique

Dans la mer de Wedell en Antarctique vit la deuxième plus grande colonie de manchots empereurs. La deuxième plus grande pour l’instant. En effet, faute de banquise digne de ce nom, les bébés manchots ne peuvent pas survivre. Une véritable catastrophe.

Scène de désolation dans l’Antarctique, le continent le plus au sud de la planète. Près de la mer de Wedell vit la colonie de Halley, la deuxième plus grande colonie de manchots empereurs du monde avec pas moins de 25.000 individus. Malheureusement, il est possible qu’elle ne le soit plus pour longtemps. En effet, une nouvelle étude publiée ce jeudi dresse un constat inquiétant: à cause de la fonte des glaces, la plupart des bébés manchots meurent.

Tout commence en 2016, une année particulièrement chaude et orageuse. Le centre de recherche britannique de l’Antarctique (BAS) avait en effet remarqué grâce à des images satellites que la glace sur laquelle étaient élevés les petits poussins avait cédé, les menant inéluctablement à la mort. Et le pire, c’est que le phénomène s’est reproduit en 2017 mais aussi en 2018, causant ainsi la quasi disparition de la colonie. Et il est très probable de revivre le même scénario en 2019. Ours polaires et manchots empereurs, même combat: survivre au réchauffement climatique.

Migration

Mais l’instinct de survie, lui, demeure intact. En effet, les chercheurs ont remarqué qu’une colonie voisine, celle de Dawson Lambton, ne cesse de s’agrandir. L’explication est simple: les manchots de la colonie de Halley rejoignent celle de Dawson Lambton qui a l’avantage de vivre dans une zone plus sûre.

Même si de prime abord, il semble logique de dire que cette fonte des glaces de la mer de Weddel est liée au réchauffement climatique, les experts émettent tout de même des réserves. C’est le cas de l’expert du BAS Phil Trathan qui estime qu’il est impossible d’affirmer avec certitude que le réchauffement climatique est la cause de ce terrible massacre. “Mais un tel échec de reproduction sur ce site est sans précédent” affirme-t-il.

Selon les prédictions des spécialistes du climat, la population totale des manchots empereurs pourrait tout de même diminuer de 70% d’ici la fin du siècle. À part le réchauffement du climat, on ne voit pas trop comment expliquer une telle disparition.

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