Facebook contre les fake news: une cellule de crise ouverte pour les élections européennes

Facebook contre les fake news: une cellule de crise ouverte pour les élections européennes

Les élections européennes approchent à grands pas et Facebook espère éviter un scandale similaire à celui des élections présidentielles américaines. Alors, le réseau social a mis en place une cellule de crise chargée de débusquer les fake news et les tentatives d’ingérence. 

Depuis les présidentielles américaines, Facebook est attendu au tournant à chaque scrutin. Or, les élections européennes approchent à grands pas et le réseau social doit se préparer pour éviter toute bavure. Alors, une cellule de crise, ou “war room” en anglais, a vu le jour pour lutter contre la propagation de fake news et les ingérences politiques.

Ce n’est pas quelque chose d’inédit puisqu’une pareille cellule avait été utilisée pour les élections américaines de mi-mandat fin 2018. Un système similaire avait été utilisé pour les élections brésiliennes également en octobre 2018.

Équipe cosmopolite

Mais cette fois, cette cellule sera basée sur le territoire européen, à Dublin en Irlande précisément. Elle restera ouverte jusqu’à la fin complète des élections le 26 mai prochain. Environ 40 personnes y travailleront, elles sont toutes de différentes nationalités et sont capables de parler les 26 langues officielles de l’Union européenne.

On ne sait pas quand ils ont commencé à bosser ni quelles actions ils ont déjà menées mais on sait concrètement ce qu’ils auront à faire: passer en revue les contenus signalés par les utilisateurs ou identifiés comme problématiques par ses algorithmes. Ils auront alors la tâche de bloquer ou pas ces posts. En fait, c’est clairement un job de modération et on ne sait d’ailleurs pas si les membres de cette cellule sont des employés de Facebook ou bien des personnes tierces.

Grand nettoyage

On se rappelle très bien la situation merdique dans laquelle s’était foutue Facebook après les élections présidentielles américaines. Le réseau social était accuser d’avoir laissé proliférer les fakes news et de ne pas avoir géré les tentatives d’ingérence. Depuis, des cellules de crises apparaissent dans chaque pays où se préparent des élections importantes.

Mais ce n’est pas tout, le réseau social a aussi introduit tout un tas d’outils à sa plate-forme pour mieux gérer le flux de contenus. On peut citer “l’indicateur de confiance”, une sorte d’outil de vérification des sources mis au point pour un consortium de journalistes. Aussi, Facebook a intensifié sa modération en supprimant de nombreux comptes bizarres et douteux et en limitant la prolifération des publicités politiques, qui sont d’ailleurs partiellement interdites.

Facebook voulait en effet que les acteurs politiques ne puissent faire de la pub que dans leurs pays respectifs. Mais en vue des élections européennes, cette règle va être assouplie pour permettre à 19 groupes politiques de lancer des campagnes publicitaires à l’échelle européenne.

Une cellule vraiment utile?

Même si l’idée est bonne et que les intentions sont louables, est-ce qu’une telle cellule de crise est vraiment utile? Car lutter contre les fake news et la manipulation politique, c’est un peu comme vouloir éliminer tout le plastique dans les océans à coup d’épuisette.

Car quand Facebook débusque une fake new ou un compte suspect, il est presque impossible de localiser et les responsables et donc de les punir. Et puis, quand un compte est bloqué, le propriétaire peut tout simplement en récréer un ou trouver une autre méthode pour déjouer les algorithmes pour continuer ses petites affaires.

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