États-Unis, les poissons ont la pêche. Celui-ci a été contrôlé positif à la cocaïne et aux antidépresseurs

États-Unis, les poissons ont la pêche. Celui-ci a été contrôlé positif à la cocaïne et aux antidépresseurs

Des scientifiques ont trouvé de la cocaïne, de la nicotine, du Prozac, du Valium, de l’Ibuprofen, des fongicides et d’autres produits dans la peau d’un saumon. Au total, ils ont compté 81 produits chimiques. Le poisson a été pêché dans le détroit du Puget Sound, près de Seattle, aux États-Unis. On comprend maintenant pourquoi ils nagent dans la rivière à contre-courant.

Difficile d’imaginer l’état dans lequel devait se sentir ce saumon. Avec 81 produits aussi puissants dans son corps, peut être cherchait-il une eau moins polluée? En tout cas, celle du Puget Sound, dans l’état de Washington, n’est définitivement plus ze place to be pour les petits poissons de son acabit.

Parmi les drogues et autres produits dégueulasses retrouvés dans ce saumon, il y avait de la cocaine, du prozac, de l’Aleve, du Flonase, du Paxil, du Tylenol, du Tagamet, du Valium, du Zoloft, du Darvon, de l’OxyContin, de la caféine, de la nicotine, des fongicides, des antiseptiques, des anticoagulants, du Cipro et des antibiotiques, rapporte le Seattle Times.

106 usines de traitement des eaux usées

Si vous ne connaissez pas la moitié des produits cités, c’est parce que ce sont des antidépresseurs assez puissants. Leur présence dans cette eau est due au nombre important d’usines de traitements des eaux usées qui bordent le détroit du Puget Sound. 106 usines déversent quotidiennement leurs déchets dans ce bras de mer proche de Seattle. De quoi inquiéter les écologistes.

“Les concentrations dans les effluents [eaux usées] étaient plus élevés que prévu,” a déclaré Jim Meador au Seattle Times. Jim est toxicologue environnemental pour la National Oceanic and Atmospheric Administration et l’auteur d’une étude sur les contaminants présents dans le Puget Sound. “Nous avons analysé des échantillons de 150 composés et 61% d’entre eux ont été détectés dans les effluents. Nous savons donc que ceux-ci vont dans les estuaires,” a-t-il ajouté.

Bref, soit ces 106 usines doivent revoir leurs techniques d’épuration soit les habitants de la zone doivent baisser leur consommation d’antidépresseurs. Mais dans tout les cas, il ne fait plus très bon d’être poisson dans ces eaux du Grand Nord américain.

Sources: Seattle Times, Mic

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