Et si le danger aux États-Unis venait de certains flics? Des policiers ont même forcé un ket à manger du cannabis

Et si le danger aux États-Unis venait de certains flics? Des policiers ont même forcé un ket à manger du cannabis

Des flics qui obligent un conducteur de 19 ans à bouffer son cannabis, parce qu’ils ne savaient pas quoi en faire. Un homme noir abattu par des policiers à Tulsa, en Oklahoma. Et cette nuit, pour la troisième fois consécutive, les habitants de la ville de Charlotte qui bravent le couvre-feu pour dénoncer les violences policières. Aux États-Unis, la police a vraiment du souci à se faire.

Mardi soir, quatre officiers de police ont arrêté un mec de 19 ans à un feu de signalisation dans la ville de Phoenix, aux États-Unis. Il était 3h30 du mat’. Parmi les affaires du mec arrêté, il y avait un gun et de la weed. Qu’ont fait les policiers qui l’ont arrêté? Ils ont forcé le mec à avaler sa marijuana.

Selon le conducteur, la beuh était légale. Elle avait été achetée pour usage médicale. Le porte-parole de la police a expliqué que trois des quatre flics ne savaient pas quoi faire de la marijuana, alors ils ont forcé le ket de 19 ans à la bouffer. Évidemment, le conducteur veut maintenant poursuivre les agents de police.

Couvre-feu de Charlotte

Pour la troisième nuit consécutive, des habitants de la ville de Charlotte, au sud des États-Unis, ont bravé le couvre-feu pour dénoncer le meurtre d’un homme noir par un policier. Ils étaient des centaines à défiler dans les rues de la ville, sous le regard inquiet des militaires qui les entouraient.

Hier soir, la police a seulement balancé quelques lacrymos sur des manifestants qui bloquaient une autoroute. Mais deux jours plus tôt, la manif est sérieusement partie en sucette et la ville a essuyé des affrontements particulièrement violents.

“Arrêtez de nous tuer”

Jeudi soir, les centaines de manifestants de Charlotte ont protesté devant un commissariat de police avec des panneaux sur lesquelles on pouvait lire “Stop killing us” (soit “Arrêtez de nous tuer”) et “Resistance is beautiful” (“La résistance est belle”). Ils réclamaient les vidéos du meurtre.

En théorie, ils n’avaient pas le droit d’être là. Les manifestations des deux jours précédents ayant sacrément viré au bordel, la mairie de Charlotte avait carrément décrété l’état d’urgence. Et qui dit état d’urgence, dit couvre-feu. Mais les habitants en ont tellement marre des violences policières qu’ils sont passés outre l’interdiction de sortir après minuit.

Terence Crutcher à Tulsa

Dans la ville de Tulsa, en Oklahoma, l’officier de police Betty Shelby est accusée d’homicide involontaire pour avoir tiré sur un homme noir, Terence Crutcher… qui était désarmé.

La décision est tombée après qu’une vidéo est apparue où l’on voit Crutcher coopérer avec la police, les mains en l’air, avant de se faire abattre. La vidéo est filmée depuis un hélicoptère. On entend les commentaires décrire la scène. Au début, on croit que Crutcher a seulement été tasé puis les commentateurs s’aperçoivent que la policière a utilisé un vrai flingue.

Cet homicide a relancé les polémiques autour du “Black Lives Matter”, ce combat contre les violences policières faites aux Afro-américains. Il rappelle qu’aux États-Unis, une personne noire, même désarmée, est souvent considérée comme suspecte, malheureusement.

La vidéo où la police abat Crutcher (âmes sensibles s’abstenir):

Sources: Courrier International, Reason, Le Figaro, Vox

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