En plein océan pacifique, il existe des îles encore plus radioactives que Tchernobyl

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Si on te parle de radiations et de zone d’exclusion, tu penseras naturellement à Tchernobyl. Mais figure-toi que sur Terre, il y a bien pire que ça. Et cette fois, c’est la faute des Américains!

Oui, il y a pire que Tchernobyl et ce sont des chercheurs de l’université de Colombia qui le disent! Ils se sont intéressés aux îles Marshall situées au beau milieu de l’océan Pacifique. À peine arrivés sur place, ils détectaient déjà des niveaux alarmants d’éléments radioactifs comme l’amé­ri­cium, le césium et deux types de pluto­nium, tous contenu dans les 38 échantillons prélevés sur 11 îles différentes.

On ne parle d’une petite concentration anodine puisque certaines îles présentaient des niveaux de concentration en plutonium 239 et 240 10 fois plus élevées qu’à Tchernobyl, carrément. C’est sur l’île de Bikini que la situation est la plus critique. Par exemple, les chercheurs ont découvert que les noix de coco contenaient plus de césium 137 que ne l’autorisent les normes inter­na­tio­nales de sécu­rité. Aussi, cette petite île de 6km2 contient 1.000 fois plus de plutonium que ce qui avait été découvert à Tchernobyl.

Essais nucléaires

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Mais comment se fait-il que ces îles soient aussi radioactives? C’est très simple: les îles Marshall étaient en effet le théâtre d’essais nucléaires américains (rappelons que ces îles appartiennent d’ailleurs aux États-Unis). Entre 1948 et 1958, les Américains ont procédé à 67 essais de bombes nucléaires.

Et le gouvernement du président Eisen­ho­wer avait testé la plus grosse bombe jamais utilisée sur l’île de Bikini. On parle d’une bombe 1.000 fois plus puissante que celle larguée à Hiroshima. Les Américains avaient alors construit un énorme dôme en béton pour cacher et isoler tous les déchets nucléaire mais celui-ci est en train de se détériorer sans que les États-Unis s’en préoccupent.

Tout cela est inquiétant quand on sait qu’environ 80.000 personnes vivent sur cet archipel américain. D’ailleurs, dans les années 50 et les décennies qui ont suivi, la population de l’archipel avait énormément souffert de ces tests: déportations, maladies ou impossibilité de se mettre à l’agriculture.

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