En Nouvelle-Zélande, l’heure est à l’hommage aux 50 victimes tuées à Christchurch

En Nouvelle-Zélande, l’heure est à l’hommage aux 50 victimes tuées à Christchurch

Ce dimanche, les néo-zélandais rendent hommage aux 50 victimes du massacre perpétré ce vendredi dans deux mosquées de Christchurch. Fleurs, prières, haka, la journée s’annonce extrêmement riche en émotion. Pendant ce temps, on en apprend plus sur le déroulement des évènements funestes de vendredi. 

Ce dimanche, des milliers de néo-zélandais se rassemblent pour rendre hommage aux 50 personnes décédées dans l’horrible attaque de deux mosquées dans la ville de Christchurch. Chacun le fait à sa façon: déposer des fleurs, prier ou bien recourir à une tradition néo-zélandaise: le haka. En effet, un groupe de motards a rendu hommage aux victimes en réalisant un haka, une tradition bien connue grâce aux All Blacks, l’équipe de rugby néo-zélandaise.

Aussi, on enregistre des millions de dollars de dons et des achats de nourriture halal pour les victimes. “Nous nous tenons au côté de nos frères et soeurs musulmans”, peut-on lire sur une grande banderole déployée sur le lieu de recueillement où s’entassent les fleurs et bougies.

Entre temps, on commence à en apprendre plus sur le déroulement des horribles évènements de vendredi.

Plus d’informations sur les victimes

Ce dimanche, les autorités néo-zélandaises ont publié une liste non définitive des victimes de l’attaque. On connait en effet l’identité de 48 victimes sur 50. Ce qu’on peut en tirer: 44 hommes sont morts, 4 femmes. Aussi, les victimes sont âgées de 3 à 77 ans. La première ministre insiste sur le fait que cette liste n’était pas “officielle” et ne le serait pas avant que “l’identification formelle ne soit terminée.”

On peut tout de même affirmé que les victimes venaient d’un peu partout: Egypte, Arabie Saoudite, Jordanie, Indonésie et Pakistan. Par contre, les familles des victimes commencent à perdre patience et espère récupérer rapidement les corps de leur proche pour organiser les funérailles. Jacinda Ardern peut à ce propos affirmer que les corps pourront être restitués aux familles dès ce dimanche soir en ajoutant que tous les corps seront rendus mercredi au plus tard.

Des comptes à régler avec les réseaux sociaux

Enfin, Jacinda Ardern attend de pied ferme des explications de la part de Facebook et des autres réseaux sociaux qui ont permis la diffusion de vidéos du carnage perpétré par Brenton Tarrant. Pour rappel, le tueur diffusait en direct son massacre sur Facebook, vidéo qui a ensuite été partagée sur Twitter, Instagram et WhatsApp, des réseaux qui appartient à Facebook. Ces réseaux ont énormément galéré pour retirer ces vidéos atroces.

“Au cours des 24 premières heures, nous avons retiré dans le monde 1,5 million de vidéos de l’attaque, dont plus de 1,2 million bloquées lors de leur téléchargement”, a déclaré Facebook qui affirme être parvenu à supprimer la vidéo de 17 minutes. Même les vidéos censurées où l’on ne voit pas les scènes les plus violentes ont également été supprimées. Malheureusement, le mal est fait. La première ministre néo-zélandaise a d’ailleurs précisé qu’elle avait été en contact avec avec la directrice des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg.

Quoi qu’il en soit, Brenton Tarrant restera en détention jusqu’à une prochaine audience fixée au 5 avril. Un autre homme soupçonné d’être lié à ces évènements a également été arrêté.

Manifeste au gouvernement

Ce dimanche, la première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a expliqué que quelques minutes avant l’attaque, le gouvernement a reçu un manifeste de Brenton Tarrant, l’extrémiste australien accusé du carnage. “Il n’incluait aucun lieu ni aucun détail spécifique”, a-t-elle déclaré à la presse en ajoutant que la lettre avait été envoyée aux services de sécurité moins de 2 minutes après sa réception.

Elle explique également que le manifeste était intitulé “Le grand remplacement” en référence à la théorie populaire dans le milieu de l’extrême droite selon laquelle les Européens sont progressivement remplacés par les populations non-européennes immigrées. Ce texte raconte les deux ans de préparation de Brenton Tarrant en vue de son attaque des deux mosquées. L’auteur explique que les facteurs déterminants ont été la défaite à la présidentielle française de 2017 de Marine Le Pen et la mort de la petite Ebba Åkerlund à 11 ans dans l’attaque au camion-bélier de 2017 à Stockholm.

Enfin, il explique avoir choisi la Nouvelle-Zélande pour prouver que “qu’aucun endroit au monde n’est épargné, les envahisseurs sont partout sur nos terres, aucune place même la plus reculée n’est sûre”.

Plus d’informations sur les victimes

Ce dimanche, les autorités néo-zélandaises ont publié une liste non définitive des victimes de l’attaque. On connait en effet l’identité de 48 victimes sur 50. Ce qu’on peut en tirer: 44 hommes sont morts, 4 femmes. Aussi, les victimes sont âgées de 3 à 77 ans. La première ministre insiste sur le fait que cette liste n’était pas “officielle” et ne le serait pas avant que “l’identification formelle ne soit terminée.”

On peut tout de même affirmé que les victimes venaient d’un peu partout: Egypte, Arabie Saoudite, Jordanie, Indonésie et Pakistan. Par contre, les familles des victimes commencent à perdre patience et espère récupérer rapidement les corps de leur proche pour organiser les funérailles. Jacinda Ardern peut à ce propos affirmer que les corps pourront être restitués aux familles dès ce dimanche soir en ajoutant que tous les corps seront rendus mercredi au plus tard.

Des comptes à régler avec les réseaux sociaux

Enfin, Jacinda Ardern attend de pied ferme des explications de la part de Facebook et des autres réseaux sociaux qui ont permis la diffusion de vidéos du carnage perpétré par Brenton Tarrant. Pour rappel, le tueur diffusait en direct son massacre sur Facebook, vidéo qui a ensuite été partagée sur Twitter, Instagram et WhatsApp, des réseaux qui appartient à Facebook. Ces réseaux ont énormément galéré pour retirer ces vidéos atroces.

“Au cours des 24 premières heures, nous avons retiré dans le monde 1,5 million de vidéos de l’attaque, dont plus de 1,2 million bloquées lors de leur téléchargement”, a déclaré Facebook qui affirme être parvenu à supprimer la vidéo de 17 minutes. Même les vidéos censurées où l’on ne voit pas les scènes les plus violentes ont également été supprimées. Malheureusement, le mal est fait. La première ministre néo-zélandaise a d’ailleurs précisé qu’elle avait été en contact avec avec la directrice des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg.

Quoi qu’il en soit, Brenton Tarrant restera en détention jusqu’à une prochaine audience fixée au 5 avril. Un autre homme soupçonné d’être lié à ces évènements a également été arrêté.

Articles sponsorisés