En Iran, le gouvernement a fait fermer 547 restaurants qui ne respectaient pas la morale islamique et poussaient à la débauche

En Iran, le gouvernement a fait fermer 547 restaurants qui ne respectaient pas la morale islamique et poussaient à la débauche

Les dix derniers jours ont été chargés pour la police iranienne. En effet, le gouvernement a fait fermé des centaines de restaurants qui ne respectaient pas “la morale islamique”. En tout, 547 établissement ont été forcés de fermer leurs portes, certains propriétaires ont même été arrêtés. 

Ce samedi, la police iranienne a annoncé qu’elle avait fait fermer 547 restaurants et cafés qui ne respectaient pas “la morale islamique”. Les forces de l’ordre n’y sont pas allées de main morte puisque certains établissements ont dû fermer leurs portes pour des raisons plutôt surprenantes comme de la “musique illégale”, de la “publicité non conforme sur internet” ou encore “incitation à la débauche”. Mais en plus de tous ces établissements fermés, le général Hossein Rahimi a également annoncé l’arrestation de 11 propriétaires.

C’est donc le résultat d’une opération de grande envergure qui a pris place ces 10 derniers jours en Iran. “La police veille constamment au respect des règles islamiques, et c’est là une de ses missions […] les plus importantes”, a déclaré le général Rahimi, cité par le site officiel de la police nationale.

Balance ton resto

En fait, la police a bien été aidée par les citoyens. En effet, un numéro de téléphone gratuit est mis à disposition des Iraniens qui peuvent ainsi dénoncer des établissements qui ne respectent pas la moralité islamique, mais pas que! D’un simple SMS, n’importe qui peut ainsi dénoncer une personne qui commet des “actes immoraux” dans l’espace public.

Ce numéro est l’oeuvre de Mohammad Mehdi Hajmohammadi, président d’un “tribunal de la guidance”, chargé de juger à Téhéran “les crimes culturels et la corruption morale et sociale”. “Les gens aimeraient signaler ceux qui enfreignent les normes mais ils ne savent pas comment faire” a déclaré le juge à Mizan, “nous avons décidé d’accélérer le traitement des cas d’actes immoraux publics.”

Du coup, les Iraniens peuvent ainsi dénoncer à leur guise des femmes qui tombent le voile, des soirées dansantes mixtes et même les personnes qui publient du contenu immoral sur Instagram. Car il faut rappeler que l’alcool est interdit en Iran, au même titre que les soirées entre hommes et femmes. Rappelons d’ailleurs que le port du voile est totalement obligatoire dans l’espace public.

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