En Arabie Saoudite, Donald Trump trace un nouvel “axe du mal” et accuse l’Iran de financer et favoriser le terrorisme

En Arabie Saoudite, Donald Trump trace un nouvel “axe du mal” et accuse l’Iran de financer et favoriser le terrorisme

Avec sa visite en Arabie Saoudite, tout le monde attendait le premier vrai discours de Donald Trump sur l’Islam en terre musulmane. Durant sa campagne et le début de son mandat, le président américain a souvent été très dur avec l’Islam qui, selon lui, “hait les États-Unis”. Finalement, le locataire de la Maison Blanche est resté plutôt soft sauf avec l’Iran qu’il a accusé de financer et favoriser le terrorisme et l’État Islamique. 

Donald Trump et l’islam ont depuis longtemps des relations tumultueuses. Durant sa campagne, le président élu n’a cessé de critiquer la position de Barack Obama par rapport au monde musulman. Il lui reprochait de ne pas utiliser le terme de “terrorisme radicale islamiste” et d’avoir apaiser les tensions avec l’Iran. En mars 2016, Donald Trump allait jusqu’à déclarer que l’islam “hait les États-Unis”. Et puis, au début de son mandat, il a interdit aux étrangers de confession musulmane de pénétrer sur le sol américain.

Alors oui, quand à Riyad Donald Trump a dû se présenter devant quarante chefs d’état de pays musulmans pour y donner un discours, on était curieux de voir ce qu’il allait dire.

“Un axe du mal”

Finalement, Donald Trump a été moins bavard sur sa relation avec l’islam et la place de cette religion sur la société américaine et que son prédécesseur Barack Obama. Il s’est contenté d’exposer sa vision du Moyen-Orient de tracer un nouvel “axe du mal”. Cet axe distingue deux camps: les terroristes, les djihadistes et ceux qui les combattent. Il a déclaré: “Ce n’est pas une bataille entre religions (…) entre civilisations, c’est une bataille entre le bien et le mal.”

Dans la lutte contre le terrorisme, le locataire de la maison blanche a assuré à ses homologues musulmans que les États-Unis apporteront leur soutien militaire. Mais comme Barack Obama en 2014 lors de la création de la coalition international, il a tout de même relativisé: “les pays du Moyen-Orient ne peuvent attendre que la puissance américaine écrase l’ennemi pour eux.”

L’Iran en ligne de mire

La cible principale du discours de Trump, c’était l’Iran: “Mais aucune discussion sur l’éradication de cette menace serait complète sans mentionner le gouvernement qui donne les trois aux terroristes : l’abri sûr, le soutien financier, et le statut social requis pour le recrutement. C’est un régime qui est responsable de beaucoup d’instabilité dans cette région. Je parle bien sûr de l’Iran.”

Tu l’as compris, il accuse le gouvernement iranien de financer et de protéger le terrorisme, il le dit clairement un peu plus tard dans son speech: “Du Liban à l’Irak en passant par le Yémen, l’Iran finance, arme et entraîne des terroristes, des milices et d’autres groupes terroristes qui répandent la destruction et le chaos à travers la région.” Par ces mots, il invite à isoler l’Iran et réhabilite une politique d’endiguement de Téhéran afin de combattre l’État Islamique.

L’Iran n’a pas tardé à réagir aux propos du président américain. Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, s’est exprimé via un tweet ce dimanche. Il dénonce les attaques de Donald Trump et l’accuse de vouloir “pomper” l’argent de l’Arabie Saoudite: “L’Iran, qui vient d’organiser de vraies élections, est attaqué par le président des Etats-Unis dans ce bastion de la démocratie et de la modération. S’agit-il de politique étrangère ou de pomper 480 milliards de dollars au roi de l’Arabie saoudite?” Ce discours intervient quelques jours après la signature d’un contrat de 380 milliards de dollars liant les États-Unis et l’Arabie Saoudite…

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