En 2018, on a détruit 12 millions d’hectares de forêts tropicales soit la superficie totale de la Belgique

En 2018, on a détruit 12 millions d’hectares de forêts tropicales soit la superficie totale de la Belgique

Dans son rapport annuel, Global Forest Watch dresse un constat qui fait toujours autant frémir: en 2018, l’humanité a fait disparaitre 12 millions d’hectares de forêts tropicales. Pour te faire une idée, cela représente la superficie totale de la Belgique. Et malgré ces chiffres impressionnants, ils sont moins importants que les années précédentes. 

2018 ne fut pas une année très respectueuse de l’environnement. Selon un rapport mené par l’organisation Global Forest Watch et révélé par le World ressource institute (WRI), la Terre a perdu 12 millions d’hectares de forêts tropicales sur l’ensemble de l’année dont 3,64 millions de forêts tropicales primaires essentielles pour le climat et la biodiversité.

C’est simple: 12 millions d’hectares cela représente la superficie totale de la Belgique. Et le pire, c’est que 2018 n’est “que” la quatrième année la plus destructrice derrière 2016, 2017 et 2014. Les pays les plus concernés sont les mêmes que les années précédentes: le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l’Indonésie et la République démocratique du Congo. Mais c’est bien dans ce pays d’Afrique que la situation est la plus préoccupante puisque le rythme de la déforestation y augmente drastiquement.

Catastrophe écologique

Est-on vraiment obligé de rappeler l’importance de ces forêts pour l’environnement? Mikaela Weisse du WRI s’en charge pour nous: “Ce sont les forêts qui ont le plus grand impact en terme d’émissions de carbone et de biodiversité”. Logique puisque les forêts tropicales abritent une faune et flore hors du commun et tout simplement gigantesque.

Et le problème, c’est que la déforestation n’est pas prête de s’arrêter. Frances Seymour du WRI souligne d’ailleurs que sur les 18 dernières années, “la tendance globale est toujours la hausse” malgré une baisse du rythme lors des deux dernières années.

Bolsonaro n’arrange rien

À l’échelle mondiale, c’est le Brésil qui prend le plus cher et ce n’est pas prêt de s’arrêter car le nouveau président Jair Bolsonaro n’a pas l’air de se préoccuper de la forêt amazonienne. La preuve: en janvier 2019, la déforestation en Amazonie brésilienne a augmenté de 54% selon l’ONG Imazon. Le Brésil étant déjà le pays le plus déforesté en 2018, la situation devient vraiment catastrophique.

Au final, on se rend compte que très peu de pays prennent des mesures pour limiter ou ralentir cette pratique mortelle pour la planète. Pour prendre un bon exemple, l’Indonésie a bénéficié de mesures gouvernementales pour réduire la déforestation. Le climat très humide a également permis de ralentir le rythme. Mais ce n’est pas suffisant, la majorité des pays comme la Colombie, la Côte d’Ivoire ou le Ghana pour ne citer qu’eux accélèrent la cadence et détruisent de plus en plus d’hectares de forêts, à l’heure où les mouvement en faveur du climat se multiplient…

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