Demi-tour! Les Afghans sont recalés à la frontière gréco-macédonienne

Demi-tour! Les Afghans sont recalés à la frontière gréco-macédonienne

Ce mardi, des cars sont venus chercher des centaines d’Afghans bloqués à la frontière entre la Macédoine et la Grèce. Le but: les rapatrier vers la capitale grecque. Alors que la Macédoine acceptait encore il y a quelques jours de faire passer des Syriens, des Irakiens et des Afghans sur ses terres, elle a finalement changé d’avis. Les Afghans ne sont aujourd’hui plus les bienvenus. 

Entre la Macédoine et la Grèce, une sorte de mur a été construit. En cause: le manque de confiance de la Macédoine envers son voisin. Et elle n’est pas la seule. D’autres pays tels que la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie ou encore la République tchèque ne font plus confiance aux Grecs. Il y a quelques jours, Victor Orbán, le premier ministre hongrois a déclaré qu’il n’était pas prêt à accepter le plan de répartition des réfugiés au sein de l’Europe. Et la solution trouvée est lourde de sens, la frontière entre la Macédoine et la Grèce a été renforcée par des fils barbelés et d’importants contrôles.

Angela Merkel tente tant bien que mal de tempérer la situation pour éviter qu’elle ne dégénère. Selon la chancelière allemande, cette décision “pourrait nuire aux discussions européennes”. Mais Victor Orbán n’est pas de son avis. Il affirme que “les Grecs ne sont tout simplement plus en mesure de défendre le reste de l’Europe.”

L’idée de répartir les migrants sur le sol européen fait donc face à des obstacles de taille. Sans oublier qu’il y a aussi les relations avec la Turquie. Les Turcs veulent bien aider mais en échange d’une compensation financière de milliards d’euros et de nouvelles négociations pour une adhésion à l’Union européenne. À côté de ça, le projet de frontière entre la Macédoine et l’Europe semble moins engageant en tout cas au niveau financier. La Commission européenne a pourtant accepté de donné dix millions d’euros à la Macédoine pour l’aider à renforcer ses frontières. Un fil barbelé court le long de la frontière et seuls les Syriens, Afghans et Irakiens pouvaient la traverser. Les autres doivent rester en Grèce.

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Afghans: vous n’êtes plus les bienvenus

Sauf que depuis dimanche, même les afghans ne sont plus les bienvenus en Macédoine. Des centaines de migrants originaires d’Afghanistan étaient donc bloqués à la frontière entre la Macédoine et la Grèce. Ce mardi, la police grecque a commencé à ramener ces migrants vers Athènes. Plusieurs cars sont venus chercher ces hommes, femmes et enfants pour les ramener vers la capitale, où ils seront logés, pour un temps, dans des centres d’accueil.

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Aujourd’hui, au poste de frontière d’Idoméni, il y avaient environ 4.000 migrants. Parmi eux, il y avait des Syriens, des Irakiens et des Afghans. Les premiers peuvent toujours passer la frontière “à un rythme ralenti”. Mais les Afghans, eux, ne sont plus les bienvenus sur les terres de Macédoine. Le pays ne veut plus les laisser passer et ne leur permet donc plus de continuer leur périple vers l’Europe. Ils doivent donc faire demi-tour et retourner en Grèce. Mais pourquoi avoir retourné sa veste? Sur le site du Figaro, on peut lire que la Macédoine réclamerait, depuis lundi, des critères d’entrée plus stricts, dont notamment la possession de passeports.

La Macédoine renvoie la responsabilité de la fermeture de sa frontière à la Serbie, la Croatie et la Slovénie. Ces pays voisins avaient promis de diminuer le nombre de migrants vers la Macédoine et pourtant plus de 600 migrants afghans se sont pressés à la frontière ces derniers jours. C’en était tout simplement trop pour la Macédoine.

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Sources: The Guardian, La Libre, Le Figaro

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