Déjà 105 illégaux arrêtés à la frontière franco-belge, alors que la “jungle” de Calais n’est pas encore démantelée

Déjà 105 illégaux arrêtés à la frontière franco-belge, alors que la “jungle” de Calais n’est pas encore démantelée

Suite au renforcement des contrôles de police à la frontière franco-belge, 80 migrants ont déjà été arrêtés aujourd’hui et renvoyés en France. Ceux-ci voulaient venir en Belgique car la “jungle” de Calais va être en partie évacuée. Ils souhaitaient rejoindre la Grande-Bretagne via la Belgique. Dans le reste du pays, 25 autres migrants ont été interceptés au cours des dernières 24 heures, puis envoyés vers une section temporaire de l’Office des Étrangers à Furnes. 

Dans la “jungle” de Calais, des milliers de migrants attendent de pouvoir traverser la Manche pour rejoindre la Grande-Bretagne. Sa partie sud devait normalement être démantelée hier, mais cela a été repoussé. 800 à 1000 personnes devront être relogées (3.400 selon les associations sur place).

Toutefois, certains migrants tentent déjà de passer la frontière franco-belge pour pouvoir rejoindre la Grande-Bretagne via notre pays. Ceux qui sont interceptés à la frontière sont directement renvoyés en France. Tandis que ceux qui sont arrêtés en Belgique sont redirigés vers une section temporaire de l’Office des étrangers à Furnes. Ils sont ensuite renvoyés en France dans le cas où ils ne souhaitent pas demander l’asile en Belgique.

90 + 25

En prévision du démantèlement de la “jungle” de Calais, des contrôles renforcés à des lieux stratégiques de la frontière franco-belge ont lieu depuis mardi soir. Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) va déployer 250 à 290 policiers supplémentaires de façon permanente. Le gouvernement s’attend à un “afflux” plus important de migrants.

Au cours de ces contrôles, 80 migrants (et non pas 90, comme tout d’abord signalé) ont été arrêtés et renvoyés aujourd’hui. La police fédérale a confirmé cette information à notre rédaction.

Ailleurs dans le pays, dans d’autres communes de la Flandre Occidentale par exemple, 25 étrangers en situation irrégulière ont été arrêtés ces dernières 24 heures. “Dans la nouvelle section temporaire de l’Office des Étrangers à Furnes, ils reçoivent d’abord une assistance médicale et nous contrôlons s’ils sont recherchés ou pas. Ils ont ensuite deux options: soit ils restent dans notre pays et demandent l’asile, soit ils doivent rentrer en France”, dit un correspondant de la police fédérale.

EPA

Personnes en situation irrégulière

Nul ne sait combien de temps ces contrôles supplémentaires dureront. “Plus vite on peut en finir avec ça, mieux c’est”, a dit Olivier Van Raemdonck, porte-parole du ministre Jambon à notre rédaction. “Mais nous faisons tout ce qui est nécessaire pour éviter un campement en Flandre Occidentale. Nous nous y attelons déjà depuis des mois, mais ces derniers mois et jours, le problème s’est aggravé et nous avons dû déployer des policiers supplémentaires.”

Presque tous les réfugiés qui arrivent chez nous via Calais viennent ici sans les “bons” papiers. “La très grande majorité veut juste atteindre la Grande-Bretagne car ils pensent – et ce sont souvent des passeurs qui leur ont fait croire ça – que c’est mieux là-bas… Parce qu’ils savent qu’en Belgique, ils se heurteront à un refus, car il s’agit souvent de migrants économiques”, dit Van Raemdonck. “Tu n’entres tout simplement pas en Belgique si tu n’as pas les bons papiers.”

EPA
Sources: De Morgen, BFMTV

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