Déjà 100 jours sans gouvernement: ce qui nous bloque depuis les élections

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Tu ne t’es pas trop tenu au courant des affaires politiques ces 100 derniers jours? Petit récap’, avec articles sélectionnés à la clé.

Déjà 100 jours sans gouvernement. Le 26 mai dernier n’est plus qu’un lointain souvenir. Le temps passe vite lorsqu’on le regarde s’écouler au bord d’une piscine, sans se soucier des affres politiques.

Loin des yeux loin du coeur, la situation politique belge fait son grand retour dans les esprits avec la rentrée. 100 jours sans gouvernement, on est encore loin de notre record de 541, mais c’est une situation nouvelle pour la Wallonie (qui devrait bientôt y remédier) et la Flandre. En quelques points, petit récapitulatif sur ce qui nous bloque depuis les élections.

Les opposés ne s’attirent pas

Essayez une seconde de vous imaginer PS et N-VA dans le même panier. Combat assuré entre deux partis fondamentalement différents mais qui pourraient se retrouver liés par une coalition bourguignonne.

Avec la N-VA toujours bien placée en tête, il est difficile de l’ignorer au moment de former un gouvernement. Si le Vlaams Belang est inenvisageable, avec la N-VA, c’est l’hésitation. Mais quand un parti nationaliste conquiert le nord et un parti socialiste le sud, la solution risque de ne pas être rapide. Ou alors, il faut laisser la N-VA dans l’opposition, comme une coalition “arc-en-ciel” le suggérerait.

À présent, la possibilité de voir la N-VA dans l’opposition devient plus forte que jamais, même si un tel événement rendrait les partis flamands minoritaires. Tout (ou presque) va dépendre de l’Open VLD et du CD&V, qui doivent faire le choix du fédéral ou de la N-VA. Le choix de la stabilité institutionnelle et le sens de l’Etat contre une probable claque dans cinq ans. Quoique, ces deux partis font aussi partie de la coalition flamande, avec la même N-VA.

A contrario si la N-VA en est ce sera sans les Verts: Ecolo refuse de faire partie du même gouvernement que les nationalistes de Théo Francken. Et Groen est en train de prendre le même chemin.

Pour aller plus loin:

Le Vlaams Belang, coalitionnera, coalitionnera pas?

Vous vous souvenez de ce jour où le Vlaams Belang est devenu deuxième parti de Flandre? On se doute que vous ne l’avez pas oublié. Ici, le problème était davantage posé chez les flamands. Au fil des rencontres entre Bart de Wever (N-VA) et Tom van Grieken (VB), le suspense a grandit et avec lui le doute quant à un gouvernement sans Vlaams Belang. Pour Karel de Gucht (Open VLD), Bart de Wever “joue un jeu dangereux”.

Un jeu qui se serait arrêté: aujourd’hui, qu’ils soient ensemble ou non au fédéral, Open VLD, CD&V et N-VA risquent de former une trinité côté flamand, avec le gouvernement Jambon I.

Quelques articles pour aller plus loin:

Départs anticipés

Ils n’avaient clairement pas envie de continuer à squatter la table des négociations. Entre Zakia Khattabi (Ecolo) qui a jeté l’éponge et laisse la co-présidence d’Ecolo vide, Charles Michel (MR) qui passe de premier ministre en affaires courantes à président du Conseil de l’Europe et Didier Reynders (MR), ex-informateur, ex-vice-premier ministre qui met le cap sur le poste de commissaire européen… La saga politique belge laisse des disparus sur son passage.

Même si ce n’est pas un obstacle présent dès le 26 mai, les départs ne facilitent pas vraiment l’accélération des négociations. Bref, Koen Geens (CD&V), ministre de la Justice, risque de débarquer en tant que premier ministre en affaires courantes, Ecolo s’apprête à élire sa nouvelle co-présidence Rajae Maouane et Charles Michel (MR) vit sa vie loin des soucis et proche des Droits de l’Homme, tentant d’oublier les heures sombres du pacte de Marrakech.

Quelques articles pour aller plus loin:

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