Comment tes mauvais rêves peuvent te rendre plus fort dans la vraie vie

By Stefan Keller

Nos rêves ne sont pas toujours composés de paillettes et de licornes, à notre plus grand regret. Il nous arrive d’imaginer des choses effrayantes pendant la nuit. Heureusement, cette peur ressentie n’est pas veine. Elle nous prépare à réagir plus sereinement face à des expériences anxiogènes de la vie réelle. Une belle compensation à nos nuits agitées, non?

As-tu fait de mauvais rêves cette nuit? Si oui, tu as certainement amélioré ta capacité à gérer votre anxiété face à une situation stressante. C’est, en tout cas, ce que démontre une étude publiée dans la revue Human Brain Mapping. Les sujets qui avaient eu peur pendant la nuit réagissaient plus calmement devant des images effrayantes que ceux qui n’en avaient pas eu.

L’étude a été réalisée par des chercheurs de l’université de Genève en Suisse (UNIGE) et du Wisconsin aux USA. Ils se sont concentrés sur les zones du cerveau qui s’activaient pendant notre sommeil. Les 18 participants étaient réveillés plusieurs fois pendant la nuit. Ils devaient directement dire si leurs rêves leur avaient fait peur. Les scientifiques ont alors pu déterminer les deux zones du cerveau activées par ce sentiment dans notre sommeil. La première permet d’évaluer nos émotions. L’autre nous aide à nous préparer à réagir en cas de menace.

Mieux réagir face à la peur

Mais est-ce que l’activation de ces zones pendant la nuit a un réel effet sur nos réactions quand on est réveillé? C’est ce que les chercheurs ont voulu savoir. Pour cela, ils ont confronté les participants à des images stressantes et effrayantes. Ceux qui avaient rapporté des cauchemars ont mieux su gérer leur émotion que ceux qui avaient connu une nuit plus calme.

Pour confirmer leur résultat, l’étude a ensuite été menée sur 89 personnes pendant une semaine. Cette expérience a démontré elle aussi que nos mauvais rêves permettaient de mieux gérer des situations stressantes lorsqu’on est réveillé. Des thérapies par les rêves pourraient bientôt voir le jour pour aider à la gestion de l’anxiété.

Un mauvais rêve n’est pas un cauchemar

Attention, dans cette étude, les chercheurs se sont concentrés sur les mauvais rêves, pas sur les cauchemars. Car il y a bien une différence entre les deux. Les émotions négatives ressenties pendant un cauchemar sont tellement fortes qu’elles nous réveillent. On garde alors une désagréable sensation dans tout le corps et on peine à se rendormir. Un mauvais rêve, même s’il est désagréable, ne nous réveille pas. C’est à peine s’y laisse un mauvais souvenir pendant la journée.

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