Comme à Bruxelles et Paris, les terroristes de Barcelone voulaient utiliser « la Mère de Satan »

Comme à Bruxelles et Paris, les terroristes de Barcelone voulaient utiliser « la Mère de Satan »

Les terroristes de Barcelone prévoyaient un carnage plus important. C’est ce qui ressort de l’enquête de la police catalane, qui a notamment trouvé des traces de « la Mère de Satan », l’explosif préféré des djihadistes, dans la planque qui a explosé à Alcanar.

Le dernier bilan des attaques terroristes de Barcelone et Cambrils fait état de 14 morts et de plus de 100 blessés. Mais un carnage encore plus important a été évité, selon la police catalane. Car les terroristes prévoyaient « une attaque de plus grande envergure » et ont été contraints d’agir dans la précipitation après l’explosion de leur planque à Alcanar alors qu’une équipe préparait des explosifs.

Une centaine de bouteilles de gaz

Ces explosifs auraient pu être utilisés pour un attentat à la voiture piégée à Barcelone, dans laquelle des bouteilles de gaz auraient été placées. Et selon les médias espagnols, c’est la tristement célèbre « Mère de Satan » qui devait permettre aux terroristes de mettre en place leurs funestes desseins. Des traces de cet explosif ont en effet été retrouvés dans la maison qui a explosé à Alcanar dans la nuit de mercredi à jeudi, avec plus d’une centaine de bouteilles de gaz.

La « mère de Satan » est l’explosif généralement utilisé par les djihadistes. Cela a notamment été le cas lors des attentats de Paris en novembre 2015 puis de Bruxelles en mars 2016. Aussi connu sous le nom de TATP, ce mélange est obtenu en mélangeant des produits facilement trouvables dans le commerce, comme de l’acétone ou de l’eau oxygénée, dans des propositions précises. Aussi puissant que de la TNT par exemple, il est toutefois beaucoup plus instable, ce qui explique pourquoi il est rarement utilisé à des fins militaires.

Sa « recette » est toutefois facilement disponible sur Internet et circule dans les réseaux djihadistes. L’enquête se poursuit pour savoir si les terroristes ont commis une erreur qui a pu conduire à l’explosion d’Alcanar et à l’accélération de leur projet meurtrier.

EPA

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