Charles Michel est sous pression: il doit expliquer à l’Europe et au Canada pourquoi ça ne sent pas bon pour le CETA

Charles Michel est sous pression: il doit expliquer à l’Europe et au Canada pourquoi ça ne sent pas bon pour le CETA

Le Premier ministre Charles Michel (MR) est sous forte pression internationale. C’est lui qui doit expliquer à Justin Trudeau pourquoi la Wallonie bloque le CETA, l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe. Il s’est entretenu cette nuit avec le Premier ministre canadien à ce sujet. Et ça ne sent pas bon pour le CETA.

“J’ai le sentiment qu’il y a une radicalisation des positions”, a confessé Charles Michel, “pas rassuré” par l’évolution des dernières négociations avec le sud du pays concernant le CETA. Car si on parle beaucoup de la Wallonie, qui bloque tout un accord entre le Canada et l’Europe, c’est au Premier ministre de rendre des comptes à ses homologues étrangers, notamment lors du sommet européen de ce vendredi qui rassemble tous les chefs d’État et de gouvernement des 28 États membres.

“Tant qu’on est autour d’une table…”

Si on en croit ces dernières déclarations, ça ne sent pas très bon pour le CETA. Paul Magnette (PS), le ministre-président wallon, a annoncé que la Wallonie ne voulait toujours pas donner son accord hier soir. Ce qui a accentué un peu plus la pression sur Michel. Dans la nuit, alors que ce n’était pas prévu, le Premier ministre a du coup téléphoné à Justin Trudeau, son homologue canadien, vers 3h30. Et on imagine que Trudeau, qui a déjà taclé la Wallonie, n’a pas dû apprécier les dernières nouvelles…

“On a passé la nuit à tenter de trouver des formules, des solutions. J’ai moi-même eu un contact avec Justin Trudeau, afin de voir quelles étaient encore les capacités de prendre en compte les préoccupations exprimées”, a expliqué Michel en arrivant ce matin au somme européen, tout en tentant de se montrer optimiste: “Tant qu’on est autour d’une table, on doit avoir la volonté farouche de donner une chance à une solution. C’est mon souhait, mais pour être franc, je ne suis pas totalement rassuré”.

Le système fédéral belge risque de donner des cauchemars aux Canadiens, qui ne s’attendaient sûrement pas à autant de difficultés pour faire valider un accord de ce genre à une région comme la Wallonie. Et si Paul Magnette et le PS continuent de tenir de cette façon, ils risquent bien de donner de sacrés maux de tête à Charles Michel, qui en a déjà eu pas mal avec le budget….

EPA

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