CETA, presque mais pas tout à fait: ce coup-ci, c’est le cdH de Benoît Lutgen qui coince

CETA, presque mais pas tout à fait: ce coup-ci, c’est le cdH de Benoît Lutgen qui coince

CETA: c’est reparti pour un tour. Les négociations belgo-belges autour du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada ont failli aboutir… Mais non. Deux textes en sont sortis, de ces négociations et le PS et le cdH veulent y vérifier des points techniques. Ce matin donc, les négociations reprennent à 10 heures. 

Le CETA ne fait pas l’unanimité en Belgique. Ou plutôt, si les partis flamands de la suédoise le supportent, ce n’est pas le cas des partis francophones au pouvoir en Wallonie ou à Bruxelles ou des verts. Et donc les négociations durent encore et toujours. Hier, il y a eu quelques signaux positifs. Didier Reynders (MR), parlait même de “discussions qui ont bien avancé”. Bien avancé, peut-être, mais pas terminées: hier soir, après trois comités de concertations en une journée, les parties ont quitté la table des négociations à 23 heures sans fumée blanche. Ce matin à 10 heures, elles remettent le couvert.

Une solution à la belge

Si il n’y a pas eu de fumée blanche, il y a tout de même eu une solution à la belge: de toutes ces négociations, ce n’est pas un mais deux documents qui sont ressortis, fin prêts hier soir. Le premier explicite comment la Belgique est liée par le CETA. Le deuxième est une déclaration intra-belge, où la position de la Wallonie est expliquée clairement.

Une dernière offensive venue d’Ardenne cette fois

Il n’y aurait plus de grosses pierres d’achoppement dans ces textes, même aux yeux de Rudy Demotte (PS), ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais le PS et le cdH voulaient se retirer dans leurs quartiers et comptaient passer la nuit à vérifier quelques “technicités” dans ces textes. Ce seraient surtout des comptes, histoire de voir ce que la Wallonie en retire de ce traité, surtout du côté de l’agriculture. Or, l’agriculture, c’est vraiment le truc de Benoît Lutgen, le président du cdH venu du Luxembourg. Avec ce dernier sursaut autour du CETA, le cdH se fait entendre sur ce dossier, jusque ici le pré carré du PS et, surtout, de Magnette.

Les parties remettent le couvert milieu de matinée ce jeudi. Normalement, c’est à ce moment-là que Justin Trudeau aurait dû venir du Canada pour signer. Si il y a un accord aujourd’hui, le Premier ministre canadien pourrait encore venir ce week-end pour le signer.

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