“Ces personnes n’existent pas”: trois homosexuels auraient été assassinés en Tchétchénie, mais le gouvernement nie en bloc

“Ces personnes n’existent pas”: trois homosexuels auraient été assassinés en Tchétchénie, mais le gouvernement nie en bloc

Il ne fait pas bon être homosexuel en Tchétchénie. Plus de 100 gays y auraient été maintenus en détention et trois auraient été tués ce week-end. Si cela s’avère vrai, c’est déjà particulièrement grave. Mais ce qui est fou c’est la défense du gouvernement qui assure qu’il n’y a aucun homosexuel qui vit en Tchétchénie… L’avènement du négationnisme moderne?  

Première nouvelle: il n’existe aucun homosexuel en Tchétchénie! Cela doit être le seul pays au monde à ne pas connaitre l’homosexualité. C’est en tout cas ce qu’assure le gouvernement tchétchène.

On t’explique: une centaine de gays ont mystérieusement disparu de la circulation dans la République tchétchène, située sur le territoire russe. En plus de ça, trois d’entre eux auraient été assassinés. C’est en tout cas ce que rapportent le journal russe Novaya Gazeta et le New York Times.

Selon le journal russe, des dizaines d’individus âgés de 16 à 50 sont maintenus en détention à cause “de leur orientation sexuelle non-traditionnelle”. On parle de trois personnes décédées mais ce bilan pourrait être encore plus lourd.

Négationnisme moderne

Le négationnisme renvoie d’habitude à la Seconde Guerre Mondiale et les camps de la mort. Bientôt, ce terme sera peut-être associé à la Tchétchénie. En effet, Alvi Karimov, un porte-parole de Ramzan Kadyrov, le leader de la Tchétchénie, a tenté de défendre à Radio Free Europe son pays face à ces accusations. C’est assez surréaliste: “Vous ne pouvez pas arrêter ni réprimer des personnes qui n’existent pas dans notre République.” Et il ne s’arrête pas là: “Si de telles personnes existaient en Tchétchénie, les forces de l’ordre ne devraient pas s’en inquiéter puisque leurs propres proches les auraient déjà envoyés là où ils ne pourraient jamais revenir.” Violent.

Ces arrestations et répressions seraient intervenues après que plusieurs groupes de défense des droits des homosexuels aient tenté d’organiser plusieurs gay-pride dans des villes de la République.

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