Ces parents ont appelé leur bébé Donald Trump, mais ce n’était pas une super idée

Ces parents ont appelé leur bébé Donald Trump, mais ce n’était pas une super idée

Un couple afghan a eu l’idée du siècle d’appeler leur enfant Donald Trump. Le petit, âgé d’un an et demi, est né un peu avant l’élection de son homonyme américain à la Maison-Blanche. Mais dans un pays conservateur comme l’Afghanistan, ce nom ne fait bien sûr pas l’unanimité.

« J’ai fait beaucoup de recherches sur lui et cela m’a motivé pour choisir son nom pour mon fils ». Sayed Assadullah Pooya, un enseignant afghan de 28 ans, raconte à l’AFP qu’il est un grand admirateur du président américain Donald Trump. Il a d’ailleurs lu plusieurs livres écrits par le milliardaire, dont le célèbre « Comment devenir riche« , qui l’ont tout particulièrement inspiré.

Et ce n’est pas rien de le dire puisqu’avec sa femme, ils ont décidé d’appeler leur troisième enfant Donald Trump. Prénom: Donald. Nom: Trump. Il fallait le faire.

Vive polémique

Le petit Donald a vu le jour il y a un an et demi dans la province de Deykandi, au centre de l’Afghanistan. Soit quelques mois avant le scrutin des élections présidentielles aux États-Unis, qui a propulsé son homonyme au pouvoir. À l’époque, la famille Sayed vivait avec les parents et grands-parents dans la ferme familiale. Mais dès que leurs aïeux ont compris qu’ils ne blaguaient pas sur le nom de leur futur bébé, les choses ont mal tourné. La petite famille a coupé les ponts avec eux et s’est installée à Kaboul, la capitale, à cinq dans une seule pièce. On est loin du confort de la Trump Tower.

Outre la famille, les voisins non plus n’ont pas bien pris la nouvelle de cette naissance. Sayed explique recevoir régulièrement des menaces et des regards intimidants. Il faut dire qu’ils habitent dans un quartier chiite, où le président américain est bien évidemment loin d’être considéré comme un héros.

Récemment, les fonctionnaires de l’État civil ont publié la photo de l’acte de naissance du petit (voir image ci-contre), ce qui a allumé une vive polémique dans le pays. Insulté et menacé de mort sur les réseaux sociaux, son père a même été contraint de fermer son profil Facebook. Certains internautes l’accusent d’avoir donné un « nom infidèle », d’autres de mettre en danger la vie de leurs fils, et d’autres encore d’avoir choisi ce nom dans l’espoir d’obtenir l’asile aux États-Unis.

Mais de son côté, le père n’en démord pas: il ne changera en aucun cas le nom de son enfant et espère même qu’il sera « aussi couronné de succès que le président Donald Trump« . Bonne chance à lui…

epa

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