Ce qui devait arriver, arriva: le PS invite le MR à la table des négociations

epa

Les tergiversations n’auront finalement pas duré longtemps. Face à l’échec de la coalition Coquelicot, les socialistes n’avaient plus vraiment le choix: ils sont contraints d’inviter leur ennemi politique numéro 1.

” Compte tenu du refus exprimé par la direction du PTB à cinq reprises dont le refus du 7 juillet de participer à des négociations (…). Compte tenu de la décision exprimée par le MR le 8 juillet de considérer que, s’il devait participer à des négociations, ‘ce document serait une des bases dans des discussions‘ (…). Compte tenu du refus exprimé par le cdH le 9 juillet confirmant sa volonté ‘de siéger dans l’opposition‘ (…).”

Pour toutes ces raisons, relayées par communiqué, le PS se voit dans l’obligation d’inviter les libéraux à la table des négociations. Il manque en effet à la coalition Coquelicot PS-Ecolo plusieurs députés, aussi bien en Wallonie qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles, pour former une majorité stable.

Discipline de partis

La tentative de débauchage d’élus, basée sur une note construite avec la société civile, n’aura pas fonctionné. Plus que jamais en Belgique, c’est la logique de partis qui domine. Aucun élu ne voulait faire faux bon à son parti pour aider le Coquelicot à pousser.

Le bureau politique du PS a donc acté le fait d’inviter tant le MR qu’Ecolo pour “une rencontre exploratoire”. DéFI sera aussi de la partie concernant la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le MR, longtemps snobé, est maintenant en position de force. La lutte s’annonce âpre entre d’un côté, le tandem PS-Ecolo, et de l’autre, les revendications libérales.

De leur côté, les Verts n’ont toujours pas réagi officiellement. Ils savent qu’ils ne sont pas indispensables en Wallonie. Les pourparlers au sein du parti doivent sans doute être animés.

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