Brexit: les députés britanniques rejettent massivement deal de Theresa May, et maintenant?

Brexit: les députés britanniques rejettent massivement deal de Theresa May, et maintenant?

On savait qu’un accord du Parlement britannique était presque impossible à obtenir. Mais on ne savait pas dans quelle proportion. C’est un grand « non »: les députés britanniques ont rejeté sans équivoque le projet d’accord sur le Brexit. C’est le « no deal » qui l’emporte et le spectre d’un divorce compliqué. Reste à connaître le sort de Theresa May.

Avec 432 voix contre et 202 voix pour, la Chambre des communes a rejeté l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Il s’agissait d’un avant-projet porté par la Première ministre Theresa May qui subit un camouflet.

Elle n’est parvenue à convaincre ni les travaillistes, dans l’opposition, ni 2/3 des conservateurs, son propre camp. C’est désormais l’incertitude qui règne alors que le Brexit est rendu effectif le 29 mars prochain.

Que va devenir Theresa May?

Avant de se diriger vers le « no-deal » et ce qu’on appelle le hard Brexit – favorable à personne – les députés doivent encore déterminer deux choses. D’abord le sort réservé à Theresa May. Jeremy Corbyn a promis qu’en cas de rejet de l’accord, il ferait voter une motion de censure à l’assemblée, ce qu’il a fait. Le but est de provoquer des élections anticipées, pour redistribuer les cartes. Le vote aura lieu demain.

À moins que Theresa May ne prenne les devants, constatant son lourd échec, en remettant sa démission à la tête du parti. Il faudrait alors trouver une personne pour la remplacer au parti et au gouvernement. Cela, sans que soient convoquées des élections anticipées. Cette personne aurait alors à proposer un plan B.

Prolongation?

Mais justement, après, c’est quoi l’issue de secours? Un report du Brexit est rendu possible avec l’accord des 27 États membres. Mais vu que les élections européennes sont déjà à nos portes (entre le 23 et le 26 mai), le timing sera serré, d’autant que la date butoir est connue: le 30 juin et la formation du nouveau parlement européen.

Le but de la manœuvre est de gagner du temps pour négocier un autre accord avec l’UE. Pour ensuite le représenter devant la Chambre des communes.

Beaucoup de conditions qui n’excluent certainement pas la possibilité d’un Brexit dur, sans accord, redouté de tous, mais effectif dès le 29 mars. Il aurait une influence directe sur des centaines de milliers d’emplois des deux côtés de la Manche. Car les relations économiques entre l’UE et le R-U seraient alors régies par l’OMC (Organisation mondiale de la santé), avec toutes les barrières douanières que cela suppose.

Sans parler de la réaction des marchés. Le monde politique réagit en masse, sans ligne claire.

Prolongation?

Mais justement, après, c’est quoi l’issue de secours? Un report du Brexit est rendu possible avec l’accord des 27 États membres. Mais vu que les élections européennes sont déjà à nos portes (entre le 23 et le 26 mai), le timing sera serré, d’autant que la date butoir est connue: le 30 juin et la formation du nouveau parlement européen.

Le but de la manœuvre est de gagner du temps pour négocier un autre accord avec l’UE. Pour ensuite le représenter devant la Chambre des communes.

Beaucoup de conditions qui n’excluent certainement pas la possibilité d’un Brexit dur, sans accord, redouté de tous, mais effectif dès le 29 mars. Il aurait une influence directe sur des centaines de milliers d’emplois des deux côtés de la Manche. Car les relations économiques entre l’UE et le R-U seraient alors régies par l’OMC (Organisation mondiale de la santé), avec toutes les barrières douanières que cela suppose.

Sans parler de la réaction des marchés. Le monde politique réagit en masse, sans ligne claire.

Articles sponsorisés