Bientôt un algorithme pour comprendre les pleurs des bébés?

Rien n’y fait. Impossible de faire arrêter bébé de pleurer. Une situation que connaissent beaucoup de jeunes parents, mais qui pourrait bien appartenir au passé.

Des chercheurs de l’université Northern Illinois et du College of New Jersey affirment avoir mis au point un algorithme qui identifie les pleurs des bébés. Car si les pleurs de chaque nouveau-né sont uniques, ils auraient des modulations communes en fonction de leur origine.

Au-delà de savoir si bébé à faim, froid ou les fesses qui grattent, le but des scientifiques est d’améliorer la santé des enfants tout en facilitant la tâche des parents, des aides-soignants voire des gardiennes de crèche.

Pour établir leur base de données, les scientifiques ont enregistré 48 pleurs provenant de 26 bébés hospitalisés en néonatalogie. Ces pleurs ont pu ensuite être identifiés par des infirmières spécialisées et les proches du nourrisson. 5 grandes catégories ont pu être ainsi établies: le besoin d’être changé, le besoin d’être nourri, le besoin d’attention, le besoin de sommeil et l’inconfort.

Insuffisant

D’autres signes ont également été pris en compte comme les bâillements ou le classique frottement des yeux pour la fatigue, les doigts dans la bouche pour la faim. Les chercheurs veulent maintenant travailler avec d’autres hôpitaux pour agrandir et améliorer leur base de données.

C’est bien là tout l’enjeu de cette technologie. 26 bébés ne suffisent évidemment pas à établir de grands principes. De la base de données dépendra l’efficacité de l’intelligence. C’est l’homme qui devra d’abord apprendre à la machine ce que signifie tel ou tel pleur. Si des milliers de parents se prêtent au jeu, ça pourrait donner un résultat.

Mais pour l’heure, aucune machine ne fait mieux que l’être humain et ces centaines de milliers d’années d’évolution.

Articles sponsorisés