Bien plus grave que prévu: les derniers relevés indiquent que la Grande Barrière de corail a perdu 70 % de coraux par endroits

Bien plus grave que prévu: les derniers relevés indiquent que la Grande Barrière de corail a perdu 70 % de coraux par endroits

La Grande barrière de corail se porte de plus en plus mal. Les dernières études qui se sont déroulées en 2016 indiquent que les coraux du récif australien blanchissent bien plus rapidement que prévu. Par endroits, 70 % des coraux sont déjà morts, et c’est loin d’être fini.

C’est un signal noir pour l’environnement. Si l’on n’agit pas, le grand récif corallien, long de 2.300 kilomètres et riche de 400 espèces de coraux, deviendra bientôt blanc comme neige. L’Autorité gouvernementale de conservation de la Grande barrière avertit dans un communiqué que les coraux australiens sont victimes du pire épisode de blanchissement de leur histoire.

Les relevés aériens et sous-marins, effectués tout au long de l’année 2016 par la Marine Park Authority, les Queensland Parks, le Wildlife Service, l’Australian Institute of Marine Science et l’ARC Centre of Excellence for Coral Reef Studies, révèlent une hausse interpellante du phénomène, au nord comme au sud. Mais c’est au nord que le problème est le plus grave: 70 % des coraux des eaux peu profondes au nord de Port Douglas (Queensland) sont déjà morts.

29 % au lieu de 22 %

Si les scientifiques tirent la sonnette d’alarme, c’est surtout parce que le blanchissement se produit à plus vive allure que prévu. Les premières estimations suggéraient que 22 % des coraux situés en surface avaient péri en 2016. Or, c’est bien pire: il s’agit finalement de 29 %.

La faute à quoi? Au réchauffement climatique, encore et toujours. Les eaux plus chaudes font blanchir la Barrière, en entraînant l’expulsion des algues symbiotiques auxquelles les coraux doivent leurs nutriments et leur jolie couleur.

Et les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là, les scientifiques prévoient la mort d’autres coraux d’ici la fin de l’année. Sans parler de la menace qu’une telle perte représenterait pour les 1.500 espèces de poissons et 4.000 espèces de mollusques qui squattent dans le corail…

epa

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