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Avec plus 220 milliards de dollars investi, l’industrie du streaming signe une année record à plus d’un titre


© Het hoofdkwartier van Walt Disney in Los Angeles. – Dania Maxwell/Los Angeles Times/Shutterstock

Les dépenses liées au contenu en streaming, hors sports, ont atteint une somme record de 220,2 milliards de dollars (185,5 milliards d’euros) l’année dernière. C’est 16,4% de plus que l’année précédente. C’est ce que révèle une étude des analystes de Purely Streamonomics. Selon les chercheurs, cette année écoulée a battu tous les records, malgré la pandémie mondiale.

Et cette tendance se confirme: on devrait atteindre cette année les 250 milliards de dollars investis dans la productions de films et séries proposés en streaming. Du jamais vu.

Test

« Dès le début de la pandémie mondiale, la demande du streaming a considérablement augmenté partout dans le monde« , expliquent les chercheurs. « Cela a entraîné une hausse des dépenses et du budget de nombreuses plateformes de streaming et de chaînes de télévision. Mais cela n’est peut-être que le début d’une nouvelle ère. »

« On peut s’attendre à une nouvelle croissance des dépenses à court terme. Et c’est normal: on observe partout dans le monde une nouvelle vague de plateformes financées par la publicité en plus des plateformes traditionnelles qui fonctionnent grâce aux formules d’abonnement. »

En Amérique du Nord, les dépenses liées à la création de contenu ont augmenté de 16,1% l’année dernière. C’est un record. Mais les croissances les plus impressionnantes ont été enregistrées sur des marchés plus petits comme en Afrique et au Moyen-Orient (+46,3%), en Amérique Latine (+32,9%) et en Océanie (+32,5%).

« Cette tendance s’explique par la multiplication de plateformes locales à croissance rapide », expliquent les chercheurs. « Les dépenses des entreprises européennes représentent moins d’un quart de celles des États-Unis et du Canada. Elles ont pris du retard par rapport à l’évolution mondiale avec une croissance de 11,8%. Cependant, à mesure que les plateforme de streaming locales élargissent leur offre, on peut s’attendre à une accélération de cette croissance dans les mois qui viennent. »

Sans surprise, c’est bien Walt Disney qui a investi le plus dans ses offres de streaming avec un montant total de 28,6 milliards de dollars. C’est plus que l’ensemble du budget investi dans le streaming en Asie (27,7 milliards de dollars). Juste derrière Disney, on retrouve WarnerMedia et Discovery (20,8 milliards de dollars).

Cette fusion de WarnerMedia avec Discovery pousse Netflix à la troisième place du classement avec son budget de 15,1 milliards de dollars injectés dans la production de contenus. Amazon, qui a récemment acquis MGM, prend la quatrième place du classement avec 11,8 milliards de dollars investis.

Productions indépendantes

Avec un budget combiné de 76,3 milliards de dollars, le top 4 représente presque autant que les dépenses mondiales en dehors de l’Amérique du Nord (77,3 milliards de dollars). « Mais les dépenses de Netflix et des principaux studios hollywoodiens ne représentent que la partie visible de l’iceberg. »

« Les dépenses mondiales dans des productions indépendantes ont augmenté de 25,3% l’année dernière par rapport à l’année précédente. Les productions indépendantes représentent désormais 65,5% des budgets mondiaux. »

Coronavirus

En moyenne, les productions sont devenues 16,5% plus chères que durant les années précédentes. « Cela peut s’expliquer grâce à deux facteurs », estiment les chercheurs. « D’abord, un effort a été fait pour collaborer avec les plus grands talents mais qui coutent évidemment plus chers ».

« Ensuite, les boites de production ont fait le maximum pour se démarquer de la concurrence. Cela se traduit par des stratégies de communication visant à rendre le contenu plus attrayant. Et encore une fois, cela coûte plus cher. »

Et enfin, comment ne pas parler du coronavirus? En effet, les confinements et autres mesures visant à endiguer la propagation du virus ont entraîné une augmentation des budgets de production. Mais cela n’est qu’un problème temporaire car lorsque la pandémie sera enfin derrière nous, ces coûts supplémentaires disparaîtront.

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