Aux États-Unis, plus de 500 enfants immigrés sont encore détenus

Aux États-Unis, plus de 500 enfants immigrés sont encore détenus

Plus de 500 enfants immigrés arrivés aux États-Unis sont toujours détenus par les autorités américaines, trois semaines après que la justice américaine aie obligé le gouvernement à réunir les familles séparées. Parmi ces enfants, 24 ont cinq ans ou moins.

La politique de “tolérance zéro”, introduite par Donald Trump et mise en oeuvre entre avril et juin 2018 a provoqué le placement en détention de milliers de personnes qui sont entrées illégalement aux États-Unis. Cette politique s’appliquait tant aux clandestins qu’aux demandeurs d’asile.

En conséquence, entre 2.300 et 3.000 enfants arrivés avec leurs parents ont été écartés et placés dans des centres du ministère de la Santé, souvent situés à des milliers de kilomètres.

Le but de cette séparation était de décourager les migrants potentiels… Ces procédures, sans grande surprise, ont attiré les foudres de la population et des médias.

500 enfants

Les mouvements de protestations étaient si importants que la Maison Blanche a révisé sa politique et a interdit, par décret, la séparation systématique des familles. Un juge fédéral de Californie avait également ordonné que toutes les familles “éligibles” soient réunies avant le 26 juillet. Ce n’est pas arrivé.

Plus de 500 enfants immigrés arrivés aux États-Unis sont toujours détenus par les autorités américaines alors que trois semaines auparavant, la justice américaine a obligé le gouvernement fédéral à réunir les familles de clandestins séparées. Parmi ces 565 mineurs confiés à l’Office de relocalisation des réfugiés (ORR), qui dépend du ministère de la Santé et des services sociaux, 24 ont cinq ans ou moins.

Une maman non reconnue par son enfant

Selon l’ORR, les parents de 366 des 565 enfants ne sont plus aux États-Unis. Les parents de 154 des enfants ont pour leur part indiqué ne pas vouloir être réunis avec leurs enfants, et plus de 180 mineurs ne peuvent pas être rendus à leurs parents, ces derniers étant considérés comme des menaces pour eux.

Ces mesures, jugées punitives et cruelles par beaucoup, ont des conséquences dramatiques sur les familles et sur le développement des enfants qui vivent des expériences traumatisantes. Certaines familles sont brisées. Une mère a raconté au New York Times que son fils de 3 ans ne l’a pas reconnue après plusieurs mois de séparation.

Il ne reste plus qu’à espérer que les familles soient réunies au plus vite. Mais les familles arriveront-elles à surmonter un tel choc?

EPA

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