Au Brésil, les facs de sociologie et philosophie en danger car pas assez “rentables”

Au Brésil, les facs de sociologie et philosophie en danger car pas assez “rentables”

Jair Bolsonaro, président d’extrême droite brésilien, a annoncé que le ministère de l’éducation souhaitait décentraliser les financements alloués aux facultés de sociologie et philosophie, pour privilégier des études plus “rentables”. 

Déjà cinq mois que Jair Bolsonaro est arrivé au pouvoir au Brésil. Cinq mois durant lesquels le président d’extrême droite a annoncé être opposé aux études de genre, a assoupli les restrictions sur le port d’arme ou a, plus récemment, fait retirer une publicité avec pour pierre d’angle la diversité culturelle et sexuelle brésilienne.

C’est à présent au tour des facultés de sociologie et de philosophie d’être sous le feu des projecteurs. Dans un tweet posté vendredi dernier, Bolsonaro a annoncé vouloir “décentraliser l’investissement dans les facultés de philosophie et de sociologie (humaines)”.

Une mesure censée profiter aux filières considérées comme plus rentables, telles que les études vétérinaires, l’ingénierie ou encore la médecine.

“Pouvez-vous étudier la philosophie? Vous pouvez. Mais avec votre argent.”

C’est ainsi que s’exprimait Abraham Weintraub, ministre de l’Éducation, dans une vidéo postée le 26 avril sur la page Facebook de Jair Bolsonaro. Le projet n’en est cependant qu’à l’état d’annonce, et aucune mesure réelle n’a encore été mise en place, comme le rapporte CheckNews.

Ce que le gouvernement appelle “une adaptation à la réalité du pays” en termes d’allocation de financements fédéraux est vivement critiqué sur les réseaux sociaux, et ce jusque de notre côté du globe. Des professeurs et universités ont d’ailleurs témoigné leur soutien aux étudiants brésiliens, tout comme leur indignation face à une mesure considérée comme “ennemie de la pensée”.

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