Attaque de drones, hausse du prix du pétrole, tweets de Trump: que se passe-t-il en Arabie saoudite?

epa

Les rebelles yéménites ont revendiqué l’attaque de drones sur l’approvisionnement pétrolier saoudien. En toile de fond, le conflit entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Trump se dit prêt à intervenir militairement pour soutenir son allié dans la région.

Ce samedi, on apprenait une attaque “sans précédent” contre des installations pétrolières en Arabie saoudite. Conséquence directe: la réduction de moitié de sa production. Conséquence indirecte: la hausse du prix de baril de Brut de 10%, soit la plus forte progression depuis la guerre du Golfe.

Très vite, les regards se tournent vers l’Iran. L’adversaire stratégique de l’Arabie saoudite est désigné comme le coupable numéro 1. Et ce, malgré la revendication de l’attaque par les rebelles Houtis du Yémen, en conflit depuis cinq ans avec le régime du prince héritier Ben Salmane.

Comme à son habitude, Donald Trump a réagi sur Twitter et s’est dit prêt à aider l’Arabie saoudite militairement: “L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir!”

Bientôt en conflit ouvert?

De là à voir intervenir l’armée américaine dans la région? Pas si vite, un conflit ouvert avec l’Iran n’est bénéfique pour personne. Le président Trump doit d’ailleurs rencontrer son homologue iranien Hassan Rohani, mais il ne le fera “pas sans conditions”, a-t-il prévenu sur Twitter. Reste que les Etats-Unis et Iran se déchirent toujours sur l’accord du nucléaire, et cette séquence ne va sans doute pas faciliter la reprise du dialogue.

Du côté iranien, on nie bien sûr toute implication dans l’attaque. Téhéran a jugé ces accusations «insensées» et «incompréhensibles», et les voit comme un moyen de justifier les sanctions à son encontre ainsi que “des actions futures”.

Au niveau de la production pétrolière, il n’y aura pas de retour à la normale avant “des semaines”, selon Bloomberg qui cite des sources anonymes. L’Arabie saoudite est le premier producteur mondial de pétrole, elle peut pallier ce déficit de production par ses énormes stocks. Trump a toutefois proposé de libérer ses propres stocks pour compenser la perte de production. Une déclaration qui a eu un effet positif immédiat sur les cours de pétrole.

Articles sponsorisés