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25ème au classement de la qualité de la vie numérique, l’Internet belge peut mieux faire


© iStock

La Belgique a perdu une place par rapport à l’année dernière, mais elle est le pays d’Europe occidentale où l’e-sécurité est la meilleure.

L’indice de qualité de vie numérique (DQL) est un sondage annuel réalisé par la société de cybersécurité SurfShark. Cette année, l’étude couvre 90 % de la population mondiale. Le DQL évalue les pays sur la base de cinq piliers fondamentaux du bien-être numérique. Notre pays obtient de mauvais résultats. Bien que la Belgique excelle au niveau mondial en matière d’e-sécurité (7e) et affiche des résultats compétitifs en matière d’e-infrastructure (17e), elle obtient des résultats inférieurs en matière de qualité de l’internet (37e), d’accessibilité à l’internet (42e) et d’administration en ligne (47e).

Dans l’ensemble, la Belgique a conservé un classement similaire à celui de l’année dernière, ne perdant qu’une place, passant du 24e au 25e rang. Néanmoins, l’e-sécurité en Belgique figure parmi les dix premières au monde et est la meilleure en Europe occidentale. En outre, l’indice d’e-infrastructure belge est supérieur d’environ 30 % à la moyenne mondiale et la Belgique se classe au 17e rang mondial. Pas moins de 94 % des Belges utilisent Internet.

Points de travail

Toutefois, des améliorations sont possibles dans des domaines spécifiques, puisque la Belgique ne se classe qu’au 7e rang en Europe occidentale pour l’indice NQL global. La qualité d’Internet en Belgique peut certainement s’améliorer. La qualité est la plus faible de la région occidentale. En outre, Internet en Belgique est beaucoup moins abordable que dans les pays voisins. En France, l’internet mobile est beaucoup moins cher et le forfait internet le moins cher y est deux fois plus abordable. 

 » Nous avons vu lors de la crise COVID-19 que les capacités numériques sont plus importantes que jamais. Cela montre à quel point il est important pour tout pays d’être pleinement opérationnel à distance », explique Vytautas Kaziukonis, PDG de Surfshark. « C’est pourquoi, pour la troisième année consécutive, nous poursuivons l’enquête sur la qualité de vie numérique, qui fournit une vision globale solide de la manière dont les pays se développent sur le plan numérique. L’indice jette les bases de discussions sérieuses sur la manière dont les progrès numériques influent sur la prospérité d’un pays et sur les améliorations à apporter. »

Les plus performants et les moins performants

Pas moins de six des dix pays ayant obtenu les meilleurs résultats en matière de NQL se trouvent en Europe. La tendance de l’année dernière se poursuit. Le Danemark occupe la première place pour la deuxième année consécutive et est suivi de près par la Corée du Sud. La Finlande occupe la troisième place, tandis qu’Israël et les États-Unis complètent le top 5 des 110 pays évalués. Les 5 derniers pays sont l’Éthiopie, le Cambodge, le Cameroun, le Guatemala et l’Angola.

Au niveau régional, les États-Unis se distinguent comme le pays où la qualité de vie numérique est la plus élevée en Amérique du Nord et du Sud. En Asie, la Corée du Sud est en tête. En Afrique, ce sont les pays du Sud qui ont la meilleure qualité de vie numérique. L’Australie prend la tête de l’Océanie, en obtenant de meilleurs résultats que la Nouvelle-Zélande dans plusieurs domaines numériques.

Autres résultats clés

  • Le haut débit est devenu moins abordable dans le monde entier cette année. L’internet mobile, quant à lui, est devenu beaucoup moins cher.
  • Le pire internet du monde est aussi le plus cher. Dans certains pays, comme le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Mali, Internet coûte un quart du salaire.
  • L’investissement dans l’infrastructure électronique est le facteur qui contribue le plus au bien-être numérique des personnes.

L’enquête DQL 2021 a interrogé une population totale de plus de 6,9 milliards de personnes sur la base des cinq piliers fondamentaux. En outre, il y avait 14 indicateurs de soutien. L’enquête est basée sur des informations de source ouverte provenant des Nations unies, de la Banque mondiale, de Freedom House, de l’Union internationale des communications et d’autres sources.

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