1er mai sous haute tension: des manifestations, souvent violentes, partout en Europe

1er mai sous haute tension: des manifestations, souvent violentes, partout en Europe

Si le 1er mai rime avec jour férié, il n’a pas rimé avec repos. Un peu partout en Europe, la fête du travail a tourné aux affrontements entre manifestants et forces de police. C’est une nouvelle fois en France que ça a le plus chauffé, les Gilets Jaunes et le black block s’étant mêlé au rassemblement syndical. 

Un peu partout en Europe, les rassemblements du 1er mai ont tourné à l’affrontement entre manifestants et forces de police. Si ce jour férié est une occasion de se reposer, ça n’a pas été vraiment le cas pour la police qui avait pas mal de boulot dans les grandes villes européennes.

Haute tension à Paris

C’est une nouvelle fois en France, et plus particulièrement à Paris, que les affrontements étaient les plus violents. Un parfum de gaz lacrymogène planait sur la capitale française suite à l’arrivée de plusieurs groupuscules violents comme le black bloc. En tout, 40.000 personnes ont défilé dans les rues de Paris dont 2.000 membre du black bloc, un groupe de personnes cagoulées et vêtues de noir. En tout, les forces de l’ordre ont procédé à plus de 330 arrestations (et 254 gardes à vue) après avoir subi des jets de projectifs en tout genre.

La police française s’attendait à de tels débordements vu ce qui se passe tous les week-end depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes en novembre dernier. Du coup, la mobilisation était énorme: 7.400 policiers étaient sur le qui-vive dans ce qu’ont appelé les groupes anarchistes et anti-capitalistes “la capitale des émeutes”. En tout, 164.500 Français sont descendues dans les rues françaises ce mercredi selon le ministère de l’Intérieur. Parmi eux, on compte 38 blessés dont 14 policiers.


Haute tension à Paris

C’est une nouvelle fois en France, et plus particulièrement à Paris, que les affrontements étaient les plus violents. Un parfum de gaz lacrymogène planait sur la capitale française suite à l’arrivée de plusieurs groupuscules violents comme le black bloc. En tout, 40.000 personnes ont défilé dans les rues de Paris dont 2.000 membre du black bloc, un groupe de personnes cagoulées et vêtues de noir. En tout, les forces de l’ordre ont procédé à plus de 330 arrestations (et 254 gardes à vue) après avoir subi des jets de projectifs en tout genre.

La police française s’attendait à de tels débordements vu ce qui se passe tous les week-end depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes en novembre dernier. Du coup, la mobilisation était énorme: 7.400 policiers étaient sur le qui-vive dans ce qu’ont appelé les groupes anarchistes et anti-capitalistes “la capitale des émeutes”. En tout, 164.500 Français sont descendues dans les rues françaises ce mercredi selon le ministère de l’Intérieur. Parmi eux, on compte 38 blessés dont 14 policiers.

Des débordements qui ont fortement déçu les organisations syndicales dont le 1er mai est censé être une journée festive. Le président de la CGT a même dû être évacué vu la violence des affrontements. Au final, la manifestation s’est transformée en nouveau rassemblement de Gilets Jaunes plutôt qu’en cortège syndical. Mais malgré tout, les débordements ont été moins violents que prévu grâce notamment à l’important dispositif policier mis en place.

20.000 personnes à Berlin

Dans la capitale allemande, la police a dû affronter 20.000 manifestants principalement de gauche. Ces manifestants regrettent notamment la propagation rapide de la gentrification dans les quartiers de la ville anciennement situés derrière le rideau de fer. C’était à peu près le même tableau qu’à Paris mais à plus petit échelle. Les manifestants scandaient les slogans habituels: “Les rues sont à nous” ou “anti-capitaliste”.

En tout, 5.500 policiers allemands étaient mobilisés mais les affrontements étaient moins violents qu’en France. Quelques arrestations sont à signaler mais le porte-parole de la police n’a pas encore donné de chiffres exactes.

En Suède, à Göteborg, des manifestants ont balancé des pavés et des pétards sur la police qui les mpêchait de rejoindre un rassemblement de néo-nazi. À Copenhague, la police a également dû calmer un groupe de jeunes personnes violentes et cagoulées.

Italie, Russie, Grèce, Espagne…

En Italie, on signale 3 personnes blessés dont un policier lors d’un rassemblement près d’un tunnel reliant l’Italie et la France. Parmi les manifestants, des membres du parti d’extrême droite 5 étoiles qui fait partie de la coalition au pouvoir au gouvernement.

En Russie, 60 personnes ont été interpelées, principalement à Saint-Pétersbourg, en marge de violentes manifestations contre le pouvoir en place. Les manifestants antigouvernementaux, y compris les partisans du chef de l’opposition, Alexei Navalny, affichaient des pancartes disant: “Poutine n’est pas immortel”. Ça, personne n’a encore réussi à le prouver.

En Espagne, les travailleurs ont défilé dans les rues quelques jours après les élections qui ont donné Pedro Sanchez vainqueur. En marge des négociations ardues pour former un gouvernement, les travailleurs ont réclamé des politiques fiscales et de travail plus favorables aux entreprises. Mais ici, les manifestations se sont déroulées dans le calme. Enfin en Grèce, pas de manifestation mais une grève des transport qui a paralysé la capitale Athènes: aucun bus, tram et train ne circulait.

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