Un piquet de grève à 1.700 € pour un syndicaliste CGSP-Cheminots

Du jamais vu ! Un syndicaliste doit payer une amende extrêmement salée pour son comportement inacceptable durant une grève de janvier. Alors que ça avait été interdit par le tribunal, il a bloqué l'accès au centre de contrôle des voies ferroviaires. Il en paie le prix : 1.700 € d'amende.

L'ambiance n'est pas spécialement au beau fixe du côté de la SNCB ou d'Infrabel - rien de bien nouveau. Lors des dernières grèves de janvier, tout ne s'est pas passé comme prévu, et certains écopent maintenant d'une amende salée. C'est surtout le cas d'un syndicaliste francophone et vice-président de la CGSP-Cheminots à Bruxelles. Son tort ? Avoir bloqué l'accès du personnel d'Infrabel au Traffic Control, l'endroit où tout le trafic ferroviaire est contrôlé.

Peu importe les circonstances atténuantes, refuser l'accès à un lieu de travail, ça ne se fait pas. Un ordre du tribunal avait d'ailleurs ordonné de ne pas refuser l'accès aux cabines de signalisation du réseau ferroviaire et au centre de contrôle.

Une femme enceinte au sol

Durant la grève, la sécurité est passée de mauvaise à très mauvaise. Des grévistes ont empêché du personnel d'Infrabel, ainsi qu'un directeur, à rejoindre leur lieu de travail. Mais ce n'est pas tout, l'un d'eux, s'en serait également pris à une femme enceinte. " Il ne s'est pas contenté d'empêcher notre directeur de rentrer dans le bâtiment, il l'a aussi bousculé. Il a aussi eu un comportement violent à l'égard d'une femme enceinte. " a expliqué le porte-parole d'Infrabel au journal l'Echo. Quant à lui, le vice-président de la CGSP-Cheminots à Bruxelles se défend en disant que " la violence émanait plutôt des personnes qui voulaient passer. " Pour son comportement et le non-respect d'une ordonnance de justice, le syndicaliste écope d'une lourde sanction : 1.700 €.

Une atteinte au droit de grève

Le syndicat ne va pas se laisser faire. Faire grève est un droit et personne n'a jamais été aussi loin pour l'en empêcher. Cette amende menace les relations entre les syndicats et les autorités des rails ainsi qu'avec le gouvernement. Il faudrait qu'un accord soit trouvé pour ne pas que la situation s'envenime et devienne dangereuse comme certaines actions qui avaient été menées lors des grèves en octobre dernier.

Et à ce propos justement, en janvier, les syndicats ont demandé à leurs membres de ne plus en arriver à de telles situations. De tels comportements n'attirent pas la sympathie ni le soutien aux grévistes. Visiblement, le syndicaliste bruxellois n'a pas entendu le message de cette oreille. Il en paie maintenant le prix.

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