Sarkozy (LR) pourrait finir en prison à cause de son amour des billets de 500 €

Balkany condamné à 7 ans de prison et 10 ans d'inéligibilité, Sarkozy est le prochain dans la ligne de mire des fraudes financières. L'ancien président de la République française a déjà du mal à s'y retrouver, entre Bygmalion et la Lybie. De grosses coupures pourraient bien empirer la situation. 

On l'a appris hier: Balkany, qui était en procès depuis un mois, va écoper de 7 ans de prison ferme et de 10 ans d'inégibilité. Après la conclusion d'un mythe de la politique française, c'est au tour de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy (LR), de se retrouver visé par la justice. Des affaires judiciaires, il en a déjà pas mal sur le feu, à commencer par la plus notoire : l'affaire libyenne. Mis en examen le 21 mars 2018 pour "corruption passive", "recel de détournements de fonds publics libyens" et "financement illégal de campagne électorale".

Aujourd'hui s'ajoute une étrange routine mensuelle que Sarkozy effectuait, révélée par Mediapart et confirmée à l'AFP par une source judiciaire: en 2017, "tous les mois, une de ses assistantes va en son nom retirer à la banque quelque 2.000 euros en grosses coupures, dont des billets de 500 euros." Une explication faite par l'ancien président de la république française.

Une enveloppe, 4000€

Tout est parti d'une perquisition réalisée fin 2017 chez un antiquaire parisien, Christian Deydier: "Les policiers de l’Office anticorruption (Oclciff) ont mis la main sur un pli au nom de Nicolas Sarkozy, qui avait été déposé la veille.", comme l'a expliqué l'AFP. Dans cette enveloppe: un chèque de 2.000 euros et 4 billets de 500 euros chacun.

À priori, rien d'illégal jusque-là, sauf que le Parquet National Financier a décidé d'ouvrir une enquête, sans qu'on en connaisse les motifs. L'argent déposé chez le notaire devait servir à acheter une statuette chinoise, cadeau pour l'actuel directeur de son cabinet et trésorier de l'ASANS (Association de soutien à l'action de Nicolas Sarkozy), Michel Gaudin.

Après la condamnation de Balkany, les Français auraient tendance à espérer que cette énième affaire judiciaire et financière qui tombe sur Nicolas Sarkozy lui coûte cher - sans mauvais jeu de mot. Et si l'amour des gros billets que nourrit le président des Républicains l'envoyait direct à la carte prison? Certains en parlent comme d'un rêve. D'autres le défendent corps et âmes. Attendons que justice se fasse.

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