Ça commence vraiment à sentir le sapin pour Theresa May, une nouvelle fois lâchée par une ministre

Plus les jours passent et plus la situation de Theresa May est compliquée. Ce mardu, elle était attendue au gouvernement pour présenter son "plan de la dernière chance". Et comme d'habitude, il n'a convaincu ni l'opposition, ni sa majorité à tel point que l'un de ses ministres a présenté sa démission ce mercredi dans la foulée. En cause, la question d'un second référendum. 

Si même la majorité n'y croit plus, les Britanniques sont mal barrés en ce qui concerne le Brexit. Ce mardi, Theresa May a présenté son "plan de la dernière chance" au gouvernement. Et comme d'habitude, la Première ministre a essuyé un cuisant échec à tel point que la ministre chargée des Relations avec le Parlement, Andrea Leadsom a présenté sa démission un jour plus tard.

Elle estime en effet "ne plus croire" que le gouvernement puisse mettre en oeuvre les résultats du référendum de 2016 en faveur du Brexit. On dirait bien que l'espoir s'envole petit à petit. Dans tous les cas, c'est un gros coup dur pour Theresa May qui perd ainsi un bon et loyal soldat mais qu'est-ce qui a merdé à ce point?

La question d'un second référendum

En fait, ce qui a vraiment convaincu Andrea Leadsom de partir, c'est la question d'un référendum. En effet, dans son fameux plan de la dernière chance, Theresa May prévoyait toute une série de compromis comme le maintien d'une union douanière temporaire avec l’UE et la possibilité de retourner aux urnes pour un deuxième référendum en 3 ans. Si son but était de rallier l'opposition à sa cause, ça a eu l'effet inverse: elle s'est mis les eurosceptiques à dos dont Andrea Leadsom.

Selon la désormais ex-ministre, le projet de Brexit de May ne garantit pas la souveraineté du Royaume-Uni et un second référendum "diviserait dangereusement" le pays. C'est en tout ce qu'elle raconte dans sa lettre de démission publiée sur Twitter. Car oui, en 2019, on démission sur les réseaux sociaux. Cette décision fragilise encore plus la place de Theresa May qui a déjà vu des dizaines de ministre la quittée depuis le début des négociations pour le Brexit.

Mutinerie

Et ça ne va sûrement pas s'arranger tout de suite car selon les sondages, le Parti conservateur de May finirait à la 5ème place des élections européennes avec seulement 5% des voix, 30 points derrière le Parti du Brexit de Nigel Farage, en tête.

Alors, plus que jamais, les jours de Theresa May sont comptés. D'ailleurs, le « comité 1922 », responsable de l’organisation des Tories (le nom donné au Parti conservateur), s'est réuni pour mettre en place un changement de règles qui permettrait d'évincer l'actuelle Première ministre. Graham Brady, le président de ce comité a d'ailleurs annoncé aux journalistes qu'il rencontrera Theresa May ce vendredi, une réunion qui pourrait bien sceller le sort de celle qui porte seule le Brexit sur ses épaules depuis 2016. En attendant, tous aux urnes ce jeudi pour les élections européennes les plus inutiles de l'histoire de la Grande Bretagne!

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