Attentats au Sri Lanka: le gouvernement assure avoir neutralisé plusieurs soldats de l'EI

Une semaine après les terribles attentats qui ont fait des centaines de morts au Sri Lanka, les autorités du pays sont passées à l'action. Dans la nuit de vendredi à samedi, les forces de sécurité ont attaqué une cache de l'organisation État Islamique, faisant ainsi 15 morts dont 6 enfants. 

6 jours après les attentats sanglants qui ont fait 253 morts dans des églises et hôtels de luxe du Sri Lanka, le gouvernement a entamé la riposte. Dans la nuit de vendredi à samedi, la police a mené un assaut dans ce qu’elle a présenté comme une cache de l’organisation Etat islamique (EI), à Kalmunai dans l’Est du pays. Au moins quinze personnes, dont six enfants, ont été tuées.

Selon un rapport de la police, ce raid était une nouvelle fois sanglant. En effet, quand les forces de l'ordre sont rentrés dans le bâtiment, trois hommes se sont fait exploser, tuant trois femmes et six enfants. Il faut aussi ajouter trois hommes "trouvés morts" à l'extérieur du bâtiment. Ils sont soupçonnés par la police d’avoir également été des kamikazes. Cet assaut fut le théâtre d'une grosse fusillade de plus d'une heure a déclaré un porte-parole de l'armée. Malheureusement, un civil a été tué dans cet échange de coups de feu.

140 soldats de l'EI au Sri Lanka

Les autorités sri lankaise avaient reçu des renseignements indiquants que des responsables des attaques de Pâques s'étaient réfugiés dans la ville côtière de Kalmunai. "Nous avons maintenant des informations selon lesquelles il y a environ 140 personnes au Sri Lanka liées à l’Etat islamique, nous pouvons et allons toutes les éradiquer très vite", avait lancé cette semaine le président Maithripala Sirisena, annonçant qu’une loi allait être votée pour interdire les groupes islamistes.

D'ailleurs, une perquisition qui s'est révélée fructueuse a eu lieu ce mercredi dans la ville de Sammanthurai. Les autorités ont en effet trouvé 150 bâtons de dynamite ainsi qu'un drapeau de l'État Islamique. Selon les enquêteurs, cette cache était "le studio" des terroristes, là où ils auraient tournée leur vidéo de revendications. Dans cette vidéo, on apercevait Zahran Hashim, le chef du National Thowheeth Jama’ath (NTJ), mouvement djihadiste local accusé par Colombo d’avoir perpétré les attentats de dimanche.

Selon le gouvernement, c'est lui qui a mené l'attaque suicide contre l’hôtel Shangri-La de la capitale avec un second kamikaze. L'homme aurait été tué dans le raid des forces de l'ordre ce vendredi soir. Il était âgé d’une quarantaine d’années et originaire de la région orientale de Batticaloa, lieu de l’une des attaques.

Le gouvernement se rachète

En réussissant pareil raid, le gouvernement se rachète de la gestion un peu catastrophique de ses attentats. Rappelons en effet que le chef de la police avait rédigé une alerte, prévenant que la NTJ préparait une attaque, qui n'est jamais parvenue au Premier ministre ni aux ministres de haut rang. Cette bavure a déjà provoqué la démission du chef de la police et du plus haut responsable du ministère de la défense.

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