Les services de renseignements sri lankais auraient reçu des informations sur d'éventuelles attaques sans réagir

La police a arrêté 24 personnes dans le cadre des attentats perpétrés au Sri Lanka ce dimanche. Au cours de 8 explosions différentes, au moins 290 personnes ont été tuées tandis que 500 autres sont blessées. Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a déclaré dimanche soir que les services de sécurité avaient "reçu des informations" sur d'éventuelles attaques mais n'avaient pas réagi. 

Les horribles attaques de ce dimanche au Sri Lanka ont déjà coûté la vie à 290 personnes. 500 autres sont blessées. On comptabilise également 30 victimes étrangères, aucune victime belge n'a pour l'instant été signalée.

Au cours de la journée, la police a pu arrêter huit suspects. Entre-temps, la police a déjà arrêté 24 autres personnes, bien que l'on sache très peu de choses sur elles. Les attaques n'ont toujours pas été revendiquées, mais selon le journaliste de la BBC Azzam Ameen, la police s'intéresse à un "groupe islamiste extrémiste radical".

Les services de renseignements étaient informés

Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a annoncé hier soir qu'il y avait des "informations" sur d'éventuelles attaques. Les services de renseignements locaux auraient reçu des informations, il y a une dizaine de jours, selon lesquelles des "églises connues" seraient la cible d'attentats-suicides.

"Nous devons savoir pourquoi les précautions nécessaires n'ont pas été prises. Ni moi ni les ministres n'avons été informés", a déclaré Wickremesinghe lors d'une conférence de presse. "Mais la priorité principale est maintenant d'arrêter les coupables."

Harin Fernando, ministre des Télécommunications, du Sport et de l'Emploi, a partagé sur Twitter divers documents qui devraient indiquer que les services de renseignements étaient au courant de la menace. "Des mesures claires doivent être prises pour savoir pourquoi ces avertissements ont été ignorés", écrit-il.

Voici les fameux documents

8 explosions

Hier matin, à 9h45, des explosions ont retentit à six endroits différents. Trois hôtels et une église ont été touchés dans la capitale, Colombo, tout comme une église à Negombo et une à Batticaloa.

Alors que la police recherchait les suspects, une septième et une huitième explosion ont suivi plus tard dans la journée, dans deux quartiers de la capitale. Dimanche soir, d'autres explosifs ont été trouvés à l'aéroport de Colombo, avant qu'ils n'aient pu faire d'autres victimes.

Avec ces attaques, il y a au moins 290 morts et 500 blessés.

Des suspects identifiés

Ce lundi en fin de matinée, le gouvernement Sri Lankais a annoncé avoir identifié les suspects de ces multiples attaques. Il s'agirait d'un mouvement islamiste local, le National Thowheeth Jama'ath (NTJ). Les autorités sri lankaise enquêtent désormais sur d'éventuels liens de l'organisation avec des groupes étrangers. Le NJT avait fait il y a dix jours l'objet d'une alerte diffusée aux services de police, selon laquelle le mouvement préparait des attentats contre des églises et l'ambassade d'Inde à Colombo.

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