"Monsieur LE PRÉSIDENT Sarkozy", nouvelle démonstration d'ego au micro de Quotidien

Nicolas Sarkozy, talonnettes vissées, costume impeccable, est du genre pointilleux quand on s'adresse à lui. Une journaliste de Quotidien en a fait l'expérience. Ce n'est pas "Monsieur Sarkozy" qu'il faut dire, mais bien "Monsieur le président Sarkozy". Oui, Nicolas.

C'est le retour des ex. Comme François Hollande, dont les ventes de son bouquin lui mettent du baume au cœur, Nicolas Sarkozy revient au-devant de la scène médiatique. Le premier aime tacler son ancien poulain, le second avoue donner des conseils à Emmanuel Macron, même "s'il n'en retient aucun", confiait Le Point. Et cela commence "à le gaver".

Les deux hommes se sont rencontrés pour commémorer le 75e anniversaire des combats du plateau des Glières, dans les Alpes, au cours desquels une centaine de résistants furent tués en 1944. De cette commémoration est restée une séquence diffusée ce lundi par Quotidien.

Pas n'importe qui

On y voit Nicolas Sarkozy reprendre les journalistes qui s'adressaient à lui:

- "Monsieur Sarkozy, vous êtes de retour..."

- "Pardon, je n'ai pas compris"

- "Monsieur LE PRESIDENT Sarkozy.."

Voilà qui est mieux. L'ancien président de la République n'est pas n'importe qui et aime à le rappeler. Cette séquence a évidemment provoqué bien des moqueries sur la toile. Nicolas Sarkozy étant, rappelons-le, mis en examen et renvoyé en correctionnelle.

De retour

Mais pourquoi Nicolas Sarkozy fait-il son retour sur la scène médiatique finalement? À l'approche des élections européennes, l'ex-président a mal à son pays. Son pire cauchemar? Voir Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon triompher. Il préférerait voir Emmanuel Macron remporter la mise, lui qui n'a jamais caché son admiration pour le jeune quadragénaire.

Mais il espère surtout que les Républicains vont pouvoir tirer profit de cette élection, rameutant les déçus de la politique macroniste. Ce n'est pas gagné, même si un homme tente de reprendre le flambeau. Le philosophe et très posé François-Xavier Bellamy, qui étonne autant qu'il suscite la méfiance.

L'homme, aux idées très conservatrices, surprend par son ton et sa modestie. Loin de l'image que l'on se fait d'un politicien, François-Xavier Bellamy est un mélange de modernité et de tradition. Il reste le seul espoir des Républicains en cette période de crise.

Mais malgré les conseils de Nicolas Sarkozy, le jeune philosophe ne pointe qu'à 12% des intentions de vote, contre 24% pour la majorité présidentielle, en tête, et les 21% de Marine Le Pen. Bref, il y a encore du boulot pour Nicolas.

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