Les députés britanniques excluent de quitter l'UE sans accord, un nouveau vote prévu le 20 mars

Ce mercredi, les députés britanniques ont voté: ils refusent de quitter l'Union européenne sans accord. Theresa May a eu chaud car le vote était très serré et on a évité la catastrophe. Quoi qu'il en soit, la Première ministre représentera un accord aux députés le 20 mars qui sera soumis au vote. Si il convient à tout le monde, May demandera à l'Europe un court report du Brexit. 

Ce mercredi soir était une soirée importante pour les Britanniques. C'était hier soir que les députés britanniques votaient pour savoir s'ils quittaient l'Union européenne sans accord, ou pas. Les résultats sont extrêmement serrés: 312 voix contre et 308 pour. La Grande-Bretagne ne quittera donc pas l'Europe sans accord entre Londres et Bruxelles.

Dans la foulée de ce vote, Theresa May a annoncé qu'elle proposera un tout nouvel accord aux députés le 20 mars prochain. Un accord renégocié avec Bruxelles qui sera soumis au vote naturellement. Mais ce n'est pas tout car en ce moment, les députés votent pour à peu près tout et n'importe quoi. En effet ce jeudi ils doivent s'exprimer sur une demande de "report limité" du Brexit.

Tout cela représente tout de même un échec pour Theresa May qui a vu son tout nouvel accord avec l'UE être rejeté ce mardi après des mois et des mois de négociations avec les autorités européennes. On commence à se demander ce que les députés veulent et s'ils sont réellement certains de vouloir quitter l'UE. Comme l'a dit le ministre de l'Environnement Michael Gove mercredi, la Chambre des communes a été très bonne pour dire "non", mais "elle doit désormais décider ce qu'elle veut".

L'Europe attend

Car avec tout ça, l'Europe attend toujours que la situation évolue et a besoin de précision si la Grande-Bretagne désire effectivement un délai supplémentaire. Pour l'obtenir, le Royaume-Uni devra soumettre une demande motivée qui devra être acceptée à l'unanimité par les membres de l'UE. En tout cas, la situation commence à agacer au sein de la Commission. "Si un délai additionnel était demandé, il faudrait alors qu'on nous explique pour quoi faire (...) Ce ne peut être pour renégocier un accord que nous avons négocié durant de nombreux mois et dont nous avons dit qu'il n'était pas renégociable" a par exemple déclaré le président français Emmanuel Macron.

On commence alors à envisager une sortie sans accord même si cette éventualité n'est pas la plus optimale selon Angela Merkel qui privilégie un Brexit "ordonné" dans l'intérêt de tous. Elle estime également qu'il est important pour les Européens de "parvenir à un accord raisonnable" en ajoutant qu'elle était disposée à continuer les discussions avec Londres sur une formule de compromis qui satisfasse les deux parties. Si tout se passe correctement, Theresa May espère pouvoir officialiser le Brexit d'ici juin prochain.

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