L'accord négocié par Theresa May est rejeté: le Brexit "dur" se rapproche, sauf si...

Sans surprise, Theresa May n'est pas parvenue à convaincre les parlementaires britanniques. L'accord qu'elle avait renégocié avec l'UE n'a pas suffi. On se dirige maintenant vers un "no deal" ou un nouveau report du Brexit. Avec cette impression de tourner en rond. 

Theresa May, visiblement fatiguée par tant de débats parlementaires, n'a pu que constater l'échec de l'accord qu'elle était parvenue à arracher à Jean-Claude Juncker, lundi. Les maigres concessions faites par les Européens, surtout d'ordre juridique, n'ont pas convaincu les députés britanniques. Comme le 15 janvier dernier, ils ont rejeté l'accord avec 391 contre et 242 pour.

La perspective d'un Brexit à l'amiable n'a jamais été aussi éloignée, sans être totalement exclue. C'est toute la complication de ce dossier: les Britanniques ne parviennent pas à se décider, à s'entendre, à savoir ce qu'ils veulent. Une majorité de députés estime que les règles imposées par les Européens lui sont défavorables.

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Et maintenant? Les prochains jours seront décisifs. Ce mercredi, les députés devront se prononcer sur un Brexit "dur", sans accord, désiré par les plus fervents des Brexiteurs, mais qui fait peur des deux côtés de la Manche.

Cette option a peu de chance d'aboutir demain. On devrait probablement assister à un énième report du Brexit. Pourquoi? Telle est la question. La stratégie de May sera de reporter la décision le plus tard possible pour mettre les députés au pied du mur. Du côté des Brexiteurs, on veut faire plier l'Europe, notamment par rapport à la fameuse clause du "Backstop". Aucune chance que cela n'arrive toutefois, côté européen. L'option d'un nouveau référendum semble elle définitivement écartée.

Rappelons que le report ne pourra excéder les deux mois, date des prochaines élections européennes. Que peut-il être renégocier d'ici là ? Tout le monde se le demande.

Bref, le Brexit, c'est pour bientôt, mais pas pour tout de suite.

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