Belles promesses et nouvelle stratégie: Zuckerberg a un plan pour Facebook

Ce mercredi, Mark Zuckerberg nous a adressé une lettre pavée de bonnes intentions. Il promet un réseau social mieux protégé, plus confidentiel et centré sur les communications privées. On le croit?

Aux États-Unis, Facebook perd des millions d'utilisateurs. Les 12 à 34 ans désertent, les plus de 55 ans sont désormais la seule catégorie qui continue de croître. Après une année 2018 qui a rimé avec critiques, Mark Zuckerberg nous a présenté hier la nouvelle stratégie de son réseau social.

Communication privée

Que retenir? Son intention de centrer Facebook sur les échanges privés, par opposition au posts ouverts à tous (pubs, presse, fan pages...). Un format basé sur les stories, soit une communication plus instantanée, qui laisse moins de traces.

"Aujourd'hui, nous voyons déjà que les messages privés, les stories éphémères et les petits groupes sont de loin les formats de communication en ligne qui croissent le plus vite", a écrit Mark Zuckerberg dans un post publié sur sa page Facebook.

Communication sécurisée

Aussi, Zuckie veut rendre son réseau social plus sûr, notamment en unifiant techniquement Facebook avec les autres services comme Messenger, Instagram ou WhatsApp. Le but est de crypter les données comme c'est le cas pour l'instant sur WhatsApp. C'est-à-dire, qu'en principe, seuls l'expéditeur et le destinataire peuvent lire le message. Il serait aussi possible d'envoyer un message depuis Messenger à un contact WhatsApp par exemple.

À termes, le CEO veut également sécuriser les paiements en ligne via sa plateforme. "Ces prochaines années, nous allons reconstruire davantage de services autour de ces idées", a indiqué Mark Zuckerberg, qui reconnaît que son réseau social "n'a pas actuellement bonne réputation".

Confiance?

Mark Zuckerberg a enfin touché un mot sur ceux qui exploiteraient le réseau social à des fins néfastes (terrorisme, fake news, harcèlement...). Il ne promet pas de miracle et reconnaît que les systèmes de sécurité de Facebook ne sont pas imparables. Il reconnaît toutefois sa responsabilité et promet d'agir en ce sens. C'est assurément le plus gros défi de Facebook dans les années à venir.

De quoi donner confiance aux utilisateurs? Pas si simple. Le problème de Facebook n'est pas qu'une question de vie privée ou de sécurité des données. Le grand problème de Facebook, c'est son succès. Nombre de gens ne communiquent plus avec Facebook car ils savent que mamy, papa, maman et parfois le patron sont également dessus.

L'heure où on taguait ses potes en soirée est passée depuis des lustres. Chacun se sert maintenant de son mur pour partager le contenu qu'il affectionne, mais plus vraiment pour communiquer avec l'autre. Des communications qui se font le plus souvent dans les groupes privés ou en DM.

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