Pour certains jobs, Google s'aperçoit que les femmes sont mieux payées que les hommes et y remédie

Voila une info qu'on n'a pas l'habitude de lire. Grâce une récente étude interne, le tout puissant Google a fait une observation plutôt rare: pour un même job, les femmes sont mieux payées que les hommes. 

Chaque année, Google réalise une étude interne pour éventuellement repérer des employés sous-payés ou des départements où l'équité des sexes n'est pas respectée. Mais en étudiant les résultats de cette étude flambant neuve, les analystes de Google ont fait une observation à laquelle ils n'étaient sans doute pas prêts: pour certains jobs, les hommes sont moins payés que leurs collègues femmes. C'est ce qu'ils ont découvert en analysant les rémunérations des employés issus de chaque groupe de travail comportement au moins 30 employés (ce qui représente 91% des employés de Google). Alors, le géant du web a déjà annoncé qu'il dégageait 9,7 millions de dollars (environ 8,5 millions d'euros) pour ajuster tous les salaires, sans préciser le pourcentage d'hommes qui en bénéficiaient.

Pour être plus précis, ce sont surtout les ingénieurs en informatique de niveau 4 qui sont concernés. Cette découverte des analystes est plutôt surprenante quand on sait qu'il y a quelques mois, Melinda Gates (la femme de Bill) publiait un rapport mettent en lumière le manque de diversité au sein des profession de la tech. Google était bien évidemment cité dans ce rapport et on reprochait à l'entreprise de ne pas recruter assez de femmes de couleurs.

Google, une affaire de sexe

On dirait bien que cette inégalité salariale n'est pas vraiment un hasard quand on connait le passé relativement proche de Google. En novembre dernier, des employés ont arrêté de travailler quand ils ont découvert l'article publié par le New York Times qui expliquait que l'ancien dirigeant d'Android Andy Rubin avait reçu la jolie somme de 90 millions de dollars en guise d'indemnités de départ alors qu'il était impliqué dans une affaire d'harcèlement sexuel.

Les employés en avaient alors profité pour publier quelques témoignages de leurs expériences liées au harcèlement sur leur lieu de travail. Ils souhaitaient mettre un terme au concept d'arbitrage forcé interne qui empêche les victimes de harcèlement de saisir un tribunal et de régler leurs affaires devant la justice. Ils ont finalement obtenu gain de cause.

Ce n'est pas tout: en août 2017, l'ingénieur James Damore était licencié pour avoir fait tourner un memo adressé à ses collègue dans lequel il expliquait que la faible présence des femmes dans le secteur technologique s'expliquait par des facteurs "biologiques". Après son éviction, il avait lancé un recours collectif contre Google alléguant une discrimination à l'encontre des employés pour leurs opinions politiques, leur "sexe masculin" et leur "race blanche". Sans succès.

Une équité salariale compliquée

Alors, on peut imaginer que Google ait fait le maximum pour assurer une équité salariale homme-femme pour calmer toutes les polémiques qui gravitaient autour de cette montagne du web. Mais si l'on en croit la dernière étude, la situation se serait renversée pour certains postes. De toute façon, si l'on en croit le rapport publié par Google, les inégalités ont vite été réparées.

Mais l'entreprise a tout de même tenu à préciser qu'atteindre l'égalité parfaite en terme de salaire était très compliqué: "Notre analyse de l’équité salariale garantit que la rémunération est équitable pour les employés qui occupent le même poste, au même niveau, au même endroit et au même rendement. En revanche, nous savons que c’est de la théorie. Dans la pratique, cela ne peut pas être exactement le cas. Parce que le nivellement, les cotes de rendement et la promotion ont une incidence sur la rémunération. Cette année, nous prévoyons un examen complet de ces processus pour nous assurer que les résultats soient justes et équitables pour tous les employés".

La route est donc encore longue pour Google pour atteindre l'équité parfaite en terme de salaire mais aussi au niveau des postes occupés. Surtout que le fier membre des GAFA est de nouveau empêtré dans un nouveau scandale: il s'est rangé du côté de l'Arabie Saoudite et refuse de supprimer une application permettant de contrôler les femmes.

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