Greta Thunberg est à Davos: la jeune activiste suédoise veut convaincre les plus puissants de la planète

"Les jeunes doivent se mettre en colère", affirmait Greta Thunberg dans le train qui l'emportait à Davos. Aujourd'hui en Suisse, l'activiste suédoise est plus déterminée que jamais à se faire entendre des plus puissants de ce monde. Ce vendredi, elle a rencontré Klaus Schwab et Christine Lagarde. Ensuite, elle a donné une conférence sur le climat.

Thunberg est comme un train lancé à toute vitesse contre les barrières économiques et politiques qui protègent le dérèglement climatique. Du haut de ses 16 ans, la jeune écologiste est parvenue à se faire entendre d'une grande partie de la planète, au sein de laquelle on trouve un nombre important de dirigeants.

Et pas n'importe quels dirigeants. Greta est parvenue à capter l'attention des plus riches et des plus puissants. On parle évidemment de ceux qui se réunissent en Suisse, à Davos, chaque année, pour décider du futur de la planète.

Arrivée mercredi dans la station de ski huppée des Alpes suisses, l'adolescente a déjà eu le temps de rencontrer Klaus Schwab, l'économiste allemand qui a fondé le Forum économique de Davos en 1987. Elle a aussi pu s'entretenir avec Christine Lagarde, la directrice du Fonds monétaire international (FMI). Ce matin, elle donnait une conférence sur la façon de se préparer au dérèglement climatique. Et ensuite, elle retournera faire ce qui l'a rendu célèbre: manifester en sautant les cours.

#Schoolstrike4climate

Depuis août 2018, Greta Thunberg saute les cours du vendredi pour aller se poser devant le Parlement suédois avec une pancarte réclamant des mesures politiques plus importantes en faveur du climat. Son courage s'est propagé sur les réseaux sociaux et son mouvement de contestation s'est organisé autour du hashtag #Schoolstrike4climate, soit "sauter les cours pour le climat".

En Belgique, on a pu observer l'impact de cette motivation. Par trois fois déjà, des étudiants ont pris la rue pour réclamer des mesures plus importantes du monde politique. Ils n'étaient que 3.000 la première fois. Ils sont passés à 12.500 la seconde fois et la troisième fois, ce sont 35.000 jeunes et moins jeunes qui ont marché dans la capitale belge. Leurs chants ont même été repris au Parlement.

Pas dupe

Thunberg ne semble pas pour autant prête de s'arrêter. Mercredi, elle confiait à l'AFP qu'elle n'était pas dupe. "Ils savent exactement quelles valeurs inestimables ils ont sacrifié pour continuer à gagner des sommes inimaginables", déclarait-elle à propos des dirigeants à Davos. "Je trouve ça dingue que les gens ici soient réunis pour parler du climat et qu'ils viennent en jets privés."

"Je pense qu'il est très injuste que les générations plus âgées nous aient fait ça, à nous et aux générations futures ... et que nous devions faire le ménage après elles", a-t-elle ajouté. Et de conclure: "Les jeunes doivent prendre conscience que leur avenir est en danger. (...) Ils doivent faire quelque chose à ce sujet et se mettre en colère."

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