Pour lutter contre la propagation des fake news, WhatsApp limite le partage de messages

On le sait, les Fake News sont partout. Brexit, élection de Trump, Gilets Jaunes... elles peuvent faire des ravages et échappent souvent à tout contrôle. Après Facebook, c'est au tour de WhatsApp de tenter d'en limiter la propagation.

Jusqu'ici, tu pouvais partager le contenu d'un message jusqu'à 20 personnes différentes. Ce ne sera bientôt plus possible. WhatsApp a annoncé ce lundi que le nombre de personnes sera désormais limité à 5.

Cette décision, rapporte la BBC, a été évaluée avec "prudence" après six mois de test. Cette nouvelle règle sera mise en application en Indonésie, où des élections doivent se tenir en avril prochain. Mais cette mesure concernera la planète entière puisque le partage est limité où que tu sois.

Les gens pourront ainsi "se concentrer sur les messages privés avec leurs contacts proches", a réagi le géant de la messagerie instantanée. Avant de promettre "de continuer à évaluer" cette disposition au fil du temps.

Phénomène connu

On sait maintenant que la propagation de fake news a eu une influence directe sur de nombreux mouvements sociaux ou lors d'événements politiques ciblés. Il est maintenant avéré que le référendum autour du Brexit s'est déroulé dans un climat de fausses informations, tout comme l'élection de Donald Trump quelques mois plus tard. Bon nombre de fausses rumeurs ont aussi circulé lors de l'élection présidentielle d'Emmanuel Macron.

Pour rappel, Facebook a récemment supprimé pas moins de 500 pages de propagande gérée par des comptes russes. La France est loin d'être épargnée: on retrouve en effet les mêmes procédés au sein des réseaux sociaux utilisés par des Gilets jaunes.

1.280

Un groupe WhatsApp peut contenir jusqu'à 256 personnes. Si on multiplie ce nombre par 20, on arrivait à 5.120 personnes potentiellement touchées par une fausse information. Avec la réduction du partage de contenu à 5 personnes, on arrive maintenant à 1.280 personnes potentiellement atteintes. Cela ne règle bien sûr pas tout, mais ça limite considérablement la portée de ces messages fallacieux.

De l'autre côté de la pièce, Facebook (qui possède WhatsApp) est la proie de nombreuses critiques de la part de ses utilisateurs. Ils ne voient pas d'un bon œil le fait qu'un réseau social puisse décider ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas.

Sous forme de contrepartie, Facebook vient d'ailleurs de proposer un outil permettant de lancer des pétitions en ligne.

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