Les gardes-frontières américains envoient des lacrymo et des balles en plastique sur des femmes et des enfants

La police frontalière américaine a encore une fois utilisé du gaz lacrymogène et même des balles en plastique le 1er janvier pour stopper les migrants venant du Mexique. Parmi eux, se trouvaient des femmes et des enfants. Selon les gardes-frontières, certains migrants auraient tenté d'attaquer des agents. Mais ce n'est pas ce que les journalistes ont vu.

Lundi, un groupe de 150 migrants s'est réuni dans la ville de Tijuana, à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Ils espéraient que les mesures de sécurité américaines aient été réduites pour le passage de l'an. Lorsque le groupe a tenté de traverser la frontière, après minuit, il a reçu une volée de gaz lacrymogène tirée par les gardes-frontière américains.

Selon la police des frontières, certains des migrants étaient devenus agressifs et avaient tenté d'attaquer des agents. Ils auraient, selon cette version des faits, jeté des pierres sur les agents. Mais les journalistes sur place ont vu autre chose. Selon des journalistes des agences de presse AP et Reuters, les pierres n'auraient été lancées qu'après que la police américaine ait commencé à lancer du gaz lacrymogène. Et parmi ce groupe touchés par le gaz lacrymogène, il y avait des femmes et des enfants.

La police des frontières américaine a reconnu que des gaz lacrymogènes ont été utilisés. Selon elle, les tirs étaient dirigés vers un groupe plus éloigné de la barrière frontalière qui lui lançait des pierres. Elle ajoute que personne n'aurait été touché par les gaz lacrymogènes. Mais que, à cause de ces pierres, les gardes-frontières n'ont pas pu aider les enfants qui étaient portés par des adultes au-dessus des fils de fer barbelés. Cette version est toutefois contredite par les témoins et les journalistes présents sur place. Ces derniers affirment que les Américains ont également tiré des balles en plastique sur les migrants.

Pas la première fois

La police des frontières américaine avait déjà employé du gaz lacrymogène en novembre. Elle avait déjà été critiquée parce que - comme durant la nuit du nouvel an - de nombreuses femmes et de jeunes enfants se trouvaient dans le groupe touché.

Le ministère mexicain des Affaires étrangères a déclaré que le gouvernement regrettait la façon dont les événements se sont déroulés à la frontière. Le Mexique a appellé au respect des droits des migrants, tout en soulignant que les lois des deux côtés de la frontière doivent être observées.

Le président Trump veut construire un mur le long de la frontière avec le Mexique. Il est actuellement en conflit avec les démocrates au Congrès, ce qui a entraîné un shutdown. Le groupe dans l'opposition refuse d'accepter un budget de plusieurs milliards de dollars pour construire ce mur. Tant que ce bras de fer dure, des milliers de fonctionnaires ne sont pas payés. Pour Trump, les responsables de ce drame sont les démocrates et les migrants.

Sur le mur du Mexique et le shutdown: