"La migration n'est pas un droit de l'Homme": le Chili ne signera pas le pacte migratoire

Le Chili rejoint une dizaine de pays qui ne signeront pas le pacte des Nations unies sur la migration à Marrakech, parmi lesquels se trouvent les États-Unis, la Hongrie et l'Autriche. Selon les Nations unies, plus de 150 pays vont approuver le pacte ce lundi.

Le traité est le résultat de plusieurs années de négociations entre tous les États membres des Nations unies et fait actuellement l'objet de discussions à Marrakech. Le texte soulève encore des débats houleux dans de nombreux pays.

Le pacte est un document de 34 pages contenant des directives pour une migration sûre et ordonnée. Il n'est en aucun cas contraignant.

En juillet dernier, les 193 membres des Nations unies, à l'exception des États-Unis, ont rempli les conditions du pacte migratoire afin de mieux gérer les migrations. Depuis, le pacte est attaqué de toutes parts.

"De nombreux défis empêchent la mise en oeuvre du pacte", a déclaré dimanche une porte-parole des Nations unies. "Notamment le récit toxique et mal informé qui persiste trop souvent lorsqu'il est question de migrants."

"Pas des droits de l'Homme"

Le Chili ne signera pas non plus le pacte des Nations unies sur la migration. Le vice-ministre de l'Intérieur l'a annoncé dans un journal chilien, à la veille du sommet qui se tiendra dans la ville marocaine de Marrakech et où le traité sera approuvé. "Notre position est claire", a déclaré le ministre d'État Ubilla dans le journal El Mercurio. "La migration n'est pas un droit de l'Homme et les pays eux-mêmes doivent pouvoir déterminer leurs conditions d'admission pour les étrangers."

L’opposition chilienne est mécontente de cette décision car cette dernière a été prise à huis clos. L'organisation de défense des droits humains Amnesty International a fait part de sa préoccupation car le Chili était un soutien important du pacte. "Le pays fait un pas en arrière en agissant de la sorte", a déclaré un directeur d'Amnesty International Chili.

Déjà lu?