Un Vlaams Belang euphorique part en guerre contre le pacte des migrations avec des alliés de poids

Le Vlaams Belang vit sur un petit nuage. Jamais durant les quatre années précédentes sous le gouvernement Michel, ils ne se sont sentis aussi forts. La crise par rapport au pacte sur les migrations de l'ONU leur permet de revenir sur le devant de la scène. Ils participeront d'ailleurs à une réunion avec la crème de la crème de l'extrême droite: Marine Le Pen et Steve Bannon.

On n'avait plus vu ça depuis un petit temps: Philippe De Winter (Vlaams Belang) affiche désormais un large sourire dans les couloirs du Parlement. Parce qu'il sent, au-delà des sondages et des résultats des élections communales, que son parti reprend du poil de la bête.

La campagne de la N-VA contre le pacte des migrations de l'ONU a viré au fiasco sur les réseaux sociaux. Quand tous les partis se sont insurgés contre cette campagne, Philippe De Winter l'a revendiqué: "Je suis l'auteur de cette campagne. Du moins, j'aurais pu l'être, car tous ces slogans et ces images sortent tout droit de notre programme". La tentative de la N-VA de se rapprocher des électeurs du Vlaams Belang n'aura donc échappé à personne.

Mettre le pacte à la poubelle

Tom Van Grieken, le président du Vlaams Belang, a également goûté avec un certain plaisir les déboires du gouvernement fédéral. En particulier la tentative du parti de Charles Michel d'obtenir le soutien des autres partis en commission pour légitimer la position de la Belgique par rapport au pacte.

Le président du Vlaams Belang a rappelé l'existence d'une pétition de 100.000 signatures contre le pacte de l'ONU. Une pétition mise en doute dans la foulée par le chercheur Jeroen Baert. En effet, ces signatures ne sont liées à aucune adresse email. Rien n'empêche donc une personne de signer cette pétition autant de fois qu'elle le désire.

Le Vlaams Belang compte néanmoins surfer sur cette vague qu'il juge positive. Samedi, ils ont rendez-vous avec Steve Bannon qui désire toujours rassembler les forces populistes de toute l'Europe. La Ligue du Nord en Italie, le PVV de Geerts Wilders aux Pays-Bas et le Rassemblement National de Marine Le Pen en France, principalement. Modrikamen s'en voit lui exclu. Il est jugé comme trop peu crédible par ces partenaires peu fréquentables.

Le Vlaams Belang, qui appartient au même groupe européen que les partis précités, nourrit de grandes ambitions par rapport à cette réunion: "Le but de cette réunion est clair: placer ce pacte suicidaire là où il doit être, à la poubelle", a commenté Tom Van Grieken.

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