Bilan d'une journée mouvementée: le gouvernement est toujours en place et les débats reprennent demain

Après une longue journée de tensions, la résolution sur le pacte des Nations unies sur la migration a été acceptée ce mercredi à la Commission des relations extérieures de la Chambre. Comme prévu, la N-VA ne l'a pas approuvée. Pour le moment, le parti reste au gouvernement.

Jusqu'ici, tout va encore bien, même si l'horloge tourne. Le gouvernement fédéral, annoncé comme en état de mort cérébrale, n'a toujours pas implosé bien que la question du pacte migratoire ait ravivé les tensions comme jamais. Après des heures de débats houleux, voici où on en est.

La résolution sur le pacte des Nations unies sur la migration a été acceptée ce mercredi à la Commission des relations extérieures de la Chambre, non sans avoir été amendée auparavant. Elle a été approuvée avec 10 voix pour, 4 contre et 3 abstentions. Le texte est soutenu par le CD&V, l'Open Vld, le MR, Ecolo-Groen, le sp.a et le cdH. Comme on pouvait s'y attendre, la N-VA et le Vlaams Belang ont voté contre. Le PS s'est abstenu.

N-VA toujours là

Certains pensaient que la discorde entre la N-VA et le reste de la coalition suédoise aurait pu mener au départ du parti nationaliste flamand. Mais il n'en est rien. Quitter le gouvernement fédéral ne fait pas partie de ses ambitions.

"Nous sommes contre le pacte de Marrakech", a déclaré ce matin Peter De Roover, chef de groupe N-VA, à la VRT. "Avec la N-VA au gouvernement, la Belgique n'approuvera pas le Pacte. Nous ne changeons donc pas notre opinion, comme l'écrivent certains médias."

Résolution

Au travers de cette résolution, la nouvelle majorité a trouvé un compromis permettant au Parlement d'exprimer son soutien au pacte migratoire. La Chambre est ainsi invitée à proposer une explication concernant sa position auprès des autres États membres européens. Une façon de clarifier la position de la Belgique à l'international.

Le texte souligne que le pacte sur les migrations est né après un an et demi de consultations entre les 193 pays signataires de la Déclaration des réfugiés et des migrants de 2016. La Belgique était "très active" dans le processus de négociation et les négociateurs belges se sont mis d'accord sur le texte final, ajoute-elle.

Cette approbation de la Commission des relations extérieures clôt de la sorte une journée agitée. Les débats reprendront demain. La résolution sera à nouveau discutée pour être enfin votée, mais cette fois en séance plénière à la Chambre. Ce jeudi sera donc à nouveau une journée tendue sur le plan politique.

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