Charles Michel (MR) prend les devants: il se rendra au parlement et ira bien à Marrakech

La N-VA n'a pas laissé le choix à Charles Michel. Le Premier ministre devait prendre les choses en main et c'est ce qu'il a fait. Depuis plusieurs jours, le gouvernement ne tient qu'à un fil. Celui du pragmatisme, qui a ses limites. Le pacte sur la migration de l'ONU aura fait finalement basculer la majorité. Maintenant, le Premier veut obtenir une majorité alternative et se rendre à Marrakech. 

Après consultations et suite au report du Kern (comité ministériel restreint), le Premier ministre a annoncé, lors une conférence de presse livrée ce mardi soir, vouloir consulter le Parlement par rapport au fameux Pacte des migrations de l'ONU.

En quête d'une majorité alternative, il se rendra à Marrakech pour donner son point de vue. Ce geste politique ne veut dire qu'une chose: qu'il mettra fin de facto au gouvernement en l'état. La N-VA sera clairement poussée vers la sortie.

C'est la campagne "inacceptable et scandaleuse" - publiée puis retirée - de la N-VA qui semble avoir fait accélérer les choses. Elle y dressait un portrait caricatural des migrants, sur fond de méthodes d'extrême droite.

Camouflet de trop

La N-VA, via son président Bart De Wever a clairement indiqué qu'un gouvernement qui se rendrait à Marrakech n'obtiendrait plus le soutien de son parti. S'il a reconnu que son parti aurait dû marquer son opposition beaucoup plus tôt, le mal est fait. Il est profond et semble désormais inexorable.

Mais du côté du MR, on semble être décidé à ne plus se faire marcher dessus. Le MR a longtemps porté - selon l'opposition - l'étiquette de paillasson de la N-VA. Cet ultime camouflet aurait donné une très mauvaise image des libéraux du côté francophone. Charles Michel veut donc montrer par ce geste qu'il reste maître de la situation. Un tant soit peu.

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