L'homme soupçonné d'avoir envoyé des colis piégés à des figures anti-Trump s'avère être un fan du président

Cette semaine, treize colis piégés ont été interceptés aux États-Unis. Ils visaient tous des figures politiques anti-Trump. Un suspect a été arrêté: Cesar Sayoc, 56 ans. Il s'avère que cet homme est un grand fan du président américain. Sa camionnette a été retrouvée et elle est recouverte d'autocollants et d'affiches à la gloire de Donald Trump et du parti républicain. L'homme risque jusqu'à 48 ans de prison. 

Les treize colis suspects interceptés aux États-Unis contenaient tous du matériel explosif. Une enquête est actuellement en cours pour savoir s'ils auraient explosé au moment de l'ouverture des paquets. En tout cas, le directeur du FBI Christopher A. Wray a déclaré qu'il "ne s'agissait pas de fausses bombes". Et selon lui, il est possible que d'autres colis soient en circulation dans le pays. Ces colis visent tous des membres du parti démocrate et/ou des personnes qui critiquent Donald Trump.

Une série de colis piégés

Plus tôt cette semaine, l'ancien président Barack Obama, l'ancienne candidate à la présidence Hillary Clinton et la chaîne de télévision CNN ont tous été visés par ces fameux colis piégés. D'autres personnalités importantes du côté démocrate étaient aussi dans le viseur de l'auteur des faits.

La preuve: James Clapper, analyste pour CNN et ancien directeur des services de renseignements avait droit à son colis perso, mais celui-ci a été intercepté dans un bureau de poste de New York. Un autre paquet était destiné au sénateur démocrate Cory Booker, mais celui-ci a été retrouvé dans un centre de distribution de Miami. Un autre paquet destiné à George Soros, un important soutien financier du parti démocrate, a aussi été intercepté à temps. Dans la liste des personnes visées par ces colis, on peut aussi citer Joe Biden, vice-président de Barack Obama, Robert De Niro, qui s'est plusieurs fois exprimé contre Donald Trump, ou l'ancien directeur de la CIA John Brennan.

Un suspect a été arrêté ce samedi à Miami. Il s'appelle Cesar Sayoc, il a 56 ans et il a été arrêté dans la région de Miami. Selon Christopher A. Wray, ses empreintes digitales et son ADN ont été retrouvés sur un colis destiné à un membre du Congrès. L'homme disposait d'un casier judiciaire assez long, c'est pour cela qu'ils ont rapidement pu l'identifier. Le FBI n'exclut pas que d'autres arrestations pourraient suivre.

Un grand fan de Trump

Selon le ministre de la Justice Jeff Sessions, Sayoc est accusé de 5 crimes dont la menace d'un ancien président et l'envoi de colis piégés. En cas de condamnation, il risque jusqu'à 48 ans de prison. On ne connait pas encore ses motivations, mais une chose est sûre: Sayoc est un grand fan de Donald Trump.

En effet, sa camionnette est recouverte d'autocollants et d'affiches à l'effigie du président, mais pas que. On retrouve aussi des affiches où il est écrit "CNN sucks" ou "CNN, ça craint" en français. Hillary Clinton est elle aussi visée par la décoration un peu spéciale du véhicule du suspect.

L'admiration de Sayoc pour Donald Trump se remarque aussi grâce au contenu de ses divers réseaux sociaux. Sur Facebook et Twitter, il avait partagé des articles et des memes à charge contre les diverses personnes visées par les colis piégés. Sans surprise, ses victimes préférées sur les réseaux sociaux se nomment Barack Obama et Hillary Clinton.

Ex-strip-teaser avec des problèmes d'argent

Sayoc a déjà été reconnu coupable de vol, fraude et d'abus. Il a également été condamné à une peine avec sursis pour avoir menacé de faire exploser une entreprise d'électricité en 2002. Sayoc est en fait un culturiste et ancien strip-teaser qui a connu beaucoup de problèmes d'argent. En 2009, il est expulsé de son domicile et emménage avec sa mère. En 2012, il ne peut plus payer ses dettes et finit par emménager dans sa fameuse camionnette.

Sa Dodge Ram 2002 était tellement incohérente à cause de tous les autocollants et affiches que le New York Times l'a renommée "Facebook sur roues". Sur les réseaux sociaux, il s'en prend à à peu près tout le monde qui s'oppose au président Trump: journalistes, personnalités politiques, politologues et artistes. La politologue Rochelle Ritchie avait reçu des menaces de la part de Sayoc via Twitter suite à une de ses apparitions sur la chaîne conservatrice Fox. Sayoc l'avait menacée "de la faire disparaitre". Ritchie avait signalé Cesar Sayoc, sans résultats.

Réaction de Trump

Selon Donald Trump, les médias en font trop par rapport à cette affaire de colis piégés. Ils accusent les médias d'utiliser cette affaire pour le nuire. "Au cours des dernières heures, des médias ont tenté d'utiliser les actions sinistres d'un individu pour nuire à ma réputation et celle du parti républicain", a déclaré Trump lors d'un discours prononcé à Charlotte, en Caroline du Nord.

Il a aussi qualifié les actes présumés de Sayoc de "terroristes" et promet une punition à la hauteur de ses actes. "La violence politique ne doit jamais être autorisée en Amérique", a-t-il ajouté, promettant de faire "tout ce qui est en (son) pouvoir pour l’arrêter".

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